ATELIERS ‘DU YOGA, TOUT SIMPLEMENT’

yoga_simplement_M+P_1200-628pxDu yoga, tout simplement.
35€ l’atelier de 2h

Paris
Le Centre Elément 7 rue des Guillemittes (4e)

Dim 4/11 10h-12h

> Les inscriptions se font auprès du centre directement

La proposition

Pour garder la fraicheur des débuts, à chaque atelier je vous proposerai un fil conducteur nouveau.

Etre débutant en yoga, c’est un état d’esprit. Etre débutant, c’est être réceptif à tout, résonner avec l’instant, être curieux. On parle souvent d’aller du simple vers le complexe dans un apprentissage comme celui du yoga notamment. Cultiver la simplicité, c’est reconnaitre l’intelligence de la complexité. Plus on cultive la simplicité, plus la notion de complexité s’efface en faveur de la notion de possibilités. Et l’ironie de la chose c’est qu’en se donnant accès à de nombreuses possibilités, on réalise la richesse et la teneur de la simplicité. La complexité y est en germe.

Quelque soit votre expérience du yoga, ces ateliers sont une invitation à partager une exploration de tous les endroits du corps par des exercices de mobilisation articulaire, des séquence d’asanas, de la respiration et une méditation relaxante. On dit de la pratique du yoga qu’elle apaise, qu’elle centre, qu’elle rend fort, qu’elle permet d’y voir plus clair, qu’elle unifie, qu’elle maintient en bonne santé. Oui, on dit beaucoup de choses. Nous, on va être. Pendant 2h. Et gouter au potentiel infini qu’on incarne, debout, assis, allongé, à l’envers, en contraction, en expansion, au centre et en périphérie. Simplement.


Au sujet de l’image : J’ai eu un choc esthétique devant cette peinture de Gulam Rasool Santosh (sans titre, 1978). Je cherchais une illustration de la simplicité comme un aboutissement pour accompagner mon descriptif des ateliers, et cette image m’est apparue comme une évidence. Je la trouve belle et puissante, tout simplement. GR Santosh est un artiste peintre Indien du mouvement néo-tantra. Originaire du Kashmir, G.R. Santosh peignait d’abord des paysages. Son travail fut remarqué, suite à quoi on lui a permis d’intégrer l’université Maharaja Sayajirao. Après plusieurs années d’un travail de création dans le figuratif et l’abstrait, il s’est tourné vers le tantra après une expérience mystique dans les grottes d’Amarnath en 1964. Depuis, et jusqu’à sa mort en 1997, il a dédié sa vie à l’étude et la pratique du Tantra, en tant que yogi et en tant qu’artiste. Source : http://50watts.com/Santosh-in-the-Rain

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DECRYPTAGE PSYCHO DU YOGA : LA PEUR

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via Facebook de Stephen Ellcock

 

Marseille, le mardi 25 septembre 2018.

La peur. D’après T.K.V. Desikachar (Source : The Heart of Yoga), elle est identifiée dans les Sutras de Patanjali comme l’une des quatre ramifications d’avidya. Avidya est la perception biaisée, l’appréciation erronée d’une chose. Les conséquences des actions entreprises sous le joug de la peur ont de grandes chances de nous être préjudiciables, à nous-mêmes ou à notre environnement.

« Dans la nature il n’y a ni récompense ni punition, mais des conséquences. » – Robert G. Ingersoll

D’après Christopher Madden (Source : Where are we, what are we, why are we? And why do we wnat to know?), la peur est l’émotion numéro un quand il s’agit de nous garder en vie. Il dit que bien qu’étant l’animal le plus intellectuel, l’humain se base sur ses émotions pour agir dans la plupart des cas. Contrairement à ce que l’on aime croire, les gens n’intellectualisent pas du tout les choses quand ils envisagent quoi faire. Ils agissent le plus souvent, voire tout le temps, en fonction de ce qui les démange et ils rationalisent leurs actions après coup. Madden dit de la peur qu’elle est plus puissante que la convoitise ou l’agressivité dans le registre de nos émotions primaires. La peur est en lien avec la survie immédiate. Elle induit un stress qui mobilise les capacités de l’organisme à fuir un danger de mort.
Dans des contextes de vie où le risque de mort imminente n’est pas la norme (comme celui dans lequel vous évoluez je l’espère), l’émotion de peur se décline plus ou moins consciemment sous la forme du doute sur sa propre place dans la vie, de la peur du jugement d’autrui ou de la peur de vieillir nous dit Desikachar.
Le processus de yoga vise notamment à clarifier notre appréciation de ce qui est dans le souci de diriger le mental avec la précision d’un laser : sans parasitage, ni discontinuité. La peur, l’un des agitateurs de la famille avidya, semant le trouble, le processus de yoga vise à diminuer son emprise sur nos perceptions de la réalité.
OK. Plus simple à dire qu’à faire. Mais qui a dit que le yoga était chose facile? Et puis qui a dit que ce qui était facile était souhaitable?  Nous sommes complexes. Ce qui a deux implications. Certes, on a souvent du mal à y voir clair en nous-mêmes, ce qui n’est pas sans faire de nos vies des fleuves pas tranquilles dans la realité. En même temps, nous sommes dotés de cette mystérieuse conscience de nous-mêmes. Alors oui, en nous observant avec sincérité, nous pouvons mettre le doigt sur les vrais ressorts de nos actions et s’il s’agit de la peur, parce qu’elle a une origine tellement viscérale, il faut une grande délicatesse et de la patience. Je ne suis pas certaine que les peurs se surmontent, je pense qu’elles s’apprivoisent.
Je m’explique. Dans votre pratique personnelle, que ce soit de l’ordre du postural ou du méditatif, si l’émotion de peur survient, je pense qu’il faut abandonner l’idée de la briser et plutôt l’accueillir sans la laisser nous déborder. En tant que professeur, si vous la percevez chez un pratiquant, je pense qu’il vaut mieux lâcher les discours du dépassement de soi et créer un espace (postural ou méditatif) où la personne puisse progressivement se familiariser avec la peur et l’envisager sous un autre prisme. Risquer devient alors non plus un rapport de force, mais un acte de fusion. Et je crois que c’est dans cette fusion que la peur peut être déracinée et perdre son emprise de mauvaise conseillère.

« – Magnéto, est-ce vraiment nécessaire d’insuffler une telle peur dans le cœur des hommes?
– Évidemment! Les hommes sont des moutons. Ils répondent à certains stimuli et la peur est l’un des plus puissants d’entre eux. »