MEDITATION & TROU NOIR

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Artiste : dribble.com/Grei

Programmer 15 minutes de méditation sur le compte à rebours de son téléphone. Finir sa méditation. Yeux fermés. Pas d’alarme qui se déclenche. Curieux. Yeux fermés toujours, réflexion : « Je suis tombée dans un trou spatio-temporel profond, phénomène d’accélération probable, j’ai dû être plus rapide que j’en ai l’impression. Pourtant c’était intensément bon et riche. Houston, vous me recevez? Prête pour le retour à la base. » J’ouvre les yeux. J’avais laissé mon téléphone sur silencieux, il a lui aussi pris son moment pour court-circuiter les projections et intérioriser son expérience de lui-même, y compris l’alarme. Bref, expérience de méditation améliorée (double de temps). Il pleut, suis à la bourre sur mon planning mais tellement bien du dedans. Saint François de Sales avait bien raison : « Une demi-heure de méditation est essentielle sauf quand on est très occupé. Alors une heure est nécessaire. »

LA MEDITATION DEMYSTIFIEE

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Vous en avez entendu parler. On n’arrête pas de vous dire que ça aide à calmer l’anxiété et le stress, que ça permet de garder ses idées claires et les émotions excessives sous contrôle, qu’à terme, on dort mieux, on a plus d’énergie et on se sent efficace dans tout ce qu’on entreprend.

Mais vous vous dites que vous n’avez pas le temps ou qu’il faut vous trouver un cours, des livres et des podcasts parce que vous n’y arriverez jamais tout seul.

Faux et faux. Voici 5 choses qui vont enfin vous donner envie de vous y mettre.

1. 10 minutes quotidiennes sont amplement suffisantes, préférablement le matin parce que votre méditation va changer votre état d’esprit pour la journée. Le soir ce sera plutôt un sas de décompression avant de commencer la soirée ou avant de vous endormir. Vous n’avez pas 10 minutes pour vous? Mon conseil : lâchez donc Facebook 10 minutes et allouez-les à la méditation. Je parle en connaissance de cause, vous ne regretterez pas votre choix.

2. Pour vous y tenir et ainsi que votre démarche porte ses fruits, vos devez inscrire vos moments de méditations dans une routine. Par exemple : avant le petit déjeuner ou avant la douche ou après vous être lavé les dents. Associez ces moments avec un geste ultra routinier que vous faites systématiquement.

3. Asseyez-vous sans effort. Pas de padmasana compliqué (à moins que vous soyez à l’aise dans la posture du lotus), asseyez-vous simplement sur un siège confortable, vos mains posées sur vos jambes en détendant vos bras. Si vous ne vous sentez pas à l’aise pour redresser votre dos sans effort, placez votre dos en appui contre le dossier de votre siège ou contre un mur si vous êtes assis au sol ou sur un coussin. Si votre posture est inconfortable après quelques minutes, changez votre assise puis posez-vous à nouveau. Votre nuque n’est surtout pas raidie, votre menton descend un petit peu.

4. Ne cherchez pas à arrêter vos pensées. Une fois installé dans votre position, les yeux fermés, vous commencez à écouter votre respiration et ce qui va se passer c’est qu’une pensée va apparaitre, elle va prédominer dans votre champs de conscience, puis une autre va suivre, et vous allez vous sentir très agité.
Si par simple volition nous avions la faculté d’arrêter nos pensées nous n’aurions pas besoin de méditer. Méditer, c’est simplement observer ces pensées qui apparaissent sans les « colorer » : ne pas les juger, ne pas leur accorder une valeur particulière et les décharger de toute émotion. Une fois que vous avez accepté ces pensées pour ce qu’elles sont : des pensées, ramenez votre attention à votre respiration et le calme se rétablit. Enfin temporairement, jusqu’à ce qu’une autre pensée surgisse, auquel cas, on recommence notre gymnastique mentale. Avec de la pratique, les périodes de calme vont s’allonger, les pensées seront de moins en moins intrusives et plus volatiles.

5. Respirez normalement. Il n’y a pas de technique respiratoire particulière à suivre. On a tendance à chercher à faire compliqué, mais ça ne l’est pas. Il suffit d’observer son inspiration et son expiration, telles qu’elles se font. Tout est là.

YOGA EN MODE HIVER

 

Le yoga mode hiver:

  • Prévoyez un haut manche longue sur votre débardeur de yoga habituel pour commencer votre pratique. Effeuillez-vous après une ou deux salutations au soleil, quand le feu intérieur commence à monter.
  • Ne pratiquez pas à proximité directe d’une source de chaleur.
  • Hydratez-vous bien.
  • Aménagez vous du temps pour méditer et faire des exercices de pranayama.
  • Nourrissez-vous bien et buvez des tisanes et de l’eau chaude (en journée et pas seulement après les repas).
  • Acheter une bouteille d’huile essentielle d’eucalyptus bio. Versez une goutte sur votre haut de yoga au niveau du sternum avant votre pratique pour garder vos voies respiratoires saines et dégagées.
  • Enfin, accordez la place qui lui revient à savasana (10 minutes minimum). Évitez les refroidissements dans cette asana : si la surface sur laquelle vous vous allongez est froide, déposez une couverture sur votre tapis avant de vous allonger dessus. Et que ceux qui ne se couvrent pas habituellement dans cette posture prévoient de le faire dorénavant (au moins pieds et ventre).

Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, je crois que l’hiver est une période propice au yoga, même sous nos latitudes. Une période pour (enfin) ralentir et se régénérer, une période pour se tourner vers notre for intérieur.

« Quelques fois nous faisons un effort pour ralentir ce que nous faisons alors qu’en réalité, c’est la présence à ce que l’on fait qui ralentit l’action. Lorsqu’il y a présence, le corps commence à fonctionner différemment, il ne peut plus fonctionner de manière intermittente comme avant. C’est comme si la conscience émergeait doucement et le déploiement du corps s’harmonise avec celui de la conscience. » – Yoga Spandakarika

L’hiver s’y prête bien, vous ne trouvez pas?