PEACE PLEASE

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J’ai reçu un email de la part de la SNCF qui me dresse un récapitulatif de mes voyages avec eux au cours de l’année. Ils me précisent le nombre de voyages que j’ai fait avec eux, l’équivalence kilométrique, les points cumulés, etc. Ils ponctuent le tout en m’écrivant qu' »une belle histoire nous relie ». Ca m’a fait penser à ces objets connectés  ou ces applications sur smartphone qui mesurent tout ce qu’ils peuvent pour nous donner des indicateurs relatifs à notre fonctionnement. Puis je me suis posée la question de savoir comment on ferait son recap yoga de l’année. Ce serait un petit jeu intéressant parce qu’il permettrait de réfléchir à ce qui ferait l’objet de la mesure. La SNCF fait des efforts pour tisser un lien affectif avec moi, mais je ne perçois pas ce recap comme tel, il me rappelle avant tout l’ampleur de mon budget voyage. Désolée la SNCF, bien essayé. En plus vous me parlez d’une ‘belle’ histoire C’est qualitatif ça. Or vous me balancez des chiffres. Ca, c’est quantitatif.

Et vous si vous faisiez votre bilan yoga de l’année. Vous l’envisageriez quantitativement ou qualitativement? Le nombre d’heures passées à faire des exercices de pranayama ou la qualité de votre expérience dans les contextes de relations tendues ; un plus grande force ou souplesse dans les asanas ou la qualité de votre relation avec un quotidien compliqué ; le nombre d’heures de méditation ou la qualité de votre écoute et de la compassion dont vous faites preuve.

Des points de vue différents. Des attentes différentes. Dans tous les cas, je vous souhaite de réfléchir au sens que vous voulez donner à tous les efforts que vous déployez dans votre démarche de yoga. Et j’espère que ce sera le sens de l’apaisement. Le monde en a besoin. La chronique de Nicole Ferroni du 14/12 concernant Alep m’a beaucoup émue, je partage cet extrait avec vous. « Peut-être un jour, la guerre sera si loin derrière l’humanité qu’on dira, un jour les hommes se tuaient, on appelait ça la guerre. »


Laurence Gay Yoga http://www.laurencegay.com

YOGA EN MODE HIVER

 

Le yoga mode hiver:

  • Prévoyez un haut manche longue sur votre débardeur de yoga habituel pour commencer votre pratique. Effeuillez-vous après une ou deux salutations au soleil, quand le feu intérieur commence à monter.
  • Ne pratiquez pas à proximité directe d’une source de chaleur.
  • Hydratez-vous bien.
  • Aménagez vous du temps pour méditer et faire des exercices de pranayama.
  • Nourrissez-vous bien et buvez des tisanes et de l’eau chaude (en journée et pas seulement après les repas).
  • Acheter une bouteille d’huile essentielle d’eucalyptus bio. Versez une goutte sur votre haut de yoga au niveau du sternum avant votre pratique pour garder vos voies respiratoires saines et dégagées.
  • Enfin, accordez la place qui lui revient à savasana (10 minutes minimum). Évitez les refroidissements dans cette asana : si la surface sur laquelle vous vous allongez est froide, déposez une couverture sur votre tapis avant de vous allonger dessus. Et que ceux qui ne se couvrent pas habituellement dans cette posture prévoient de le faire dorénavant (au moins pieds et ventre).

Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, je crois que l’hiver est une période propice au yoga, même sous nos latitudes. Une période pour (enfin) ralentir et se régénérer, une période pour se tourner vers notre for intérieur.

« Quelques fois nous faisons un effort pour ralentir ce que nous faisons alors qu’en réalité, c’est la présence à ce que l’on fait qui ralentit l’action. Lorsqu’il y a présence, le corps commence à fonctionner différemment, il ne peut plus fonctionner de manière intermittente comme avant. C’est comme si la conscience émergeait doucement et le déploiement du corps s’harmonise avec celui de la conscience. » – Yoga Spandakarika

L’hiver s’y prête bien, vous ne trouvez pas?

YOGA – GARDER LE RYTHME EN HIVER

Novembre s’achève, les bonnes résolutions de rentrée envolées et la grisaille qui s’installe. On se dit que de toutes manières en décembre on est surchargés: sorties, bouclages de fin d’année au travail, courses et réveillons et qu’on n’aura pas trop le temps pour le yoga. On verra en janvier.

Et bien non, je vous explique en 3 points pourquoi c’est bien mieux de vous y tenir en cette fin d’année.

1 / Je vous rassure d’emblée, le petit coup de pompe que vous subissez depuis quelques semaines avec son lot de nervosité et d’impatience, il est généralisé! Le changement d’heure affecte considérablement notre temps d’exposition à la lumière et notre humeur. En restant assidus à vos cours de yoga le travail sur le souffle va vous aider à mobiliser l’énergie, calmer le jeu et retrouver votre sang-froid.

2 / Comme je n’arrête pas de la répéter, pratiquer le yoga c’est construire le changement en nous. On n’arrête pas un chantier en construction comme ça en plein début de l’hiver! Imaginez le bazar quand on s’y remet : souffle court, raideurs et teint blême. Non, entretenez Shiva-Shakti, conscience et énergie. Le dieu ou la déesse yoga que vous êtes devenus vont être les rois et reines de la fête!

3 / Le yoga c’est aussi l’entretien de la flamme, du feu digestif, de la chaleur interne. Vos invocations au soleil vont prendre tout leur sens maintenant qu’il fait froid : vous allez savourer la sensation d’avoir chaud de haut en bas sur votre tapis de yoga. Et le travail des bandhas, du nauli ou des asanas en torsion va permettre aux organes de la digestion de fonctionner au mieux. C’est important en cette période où notre alimentation devient plus riche.

Alors, gardons le rythme, continuons de célébrer la lumière à l’intérieur comme à l’extérieur : rappelons-nous qu’après Diwali, c’est Sainte Lucie le 13 décembre!