J’AI PRIS OPTION ASHTANGA YOGA A LA FAC

Ce n’est pas moi mais mon frère Ludovic qui l’a fait. Ça s’est passé lors de son année à l’Université du Montana aux Etat-Unis en 2005-2006 et je m’étonne de ne pas vous en avoir parlé plus tôt. Mais sans plus attendre voici donc son histoire de yoga à la fac.

Son major (matière principale) était la sociologie et parmi une foule d’options dans le domaine culturel, artistique ou sportif il a choisi le module « HHP162 introduction to ashtanga yoga ».

Je lui ai demandé de nous raconter comment ça se passait.

Nous suivions une séance de 1h30 tous les mardis et vendredis dans les sous-sols de l’Adam Center, le gymnase du campus. Nous étions une bonne vingtaine par classe, tous vêtus de nos shorts ou pantalons de jogging et débardeurs, accueillis par notre instructeur Katie Heath, une quarantenaire survitaminée. Son conseil pour s’assurer d’une pratique optimale fut de nous procurer « The Practice Manual » d’Ashtanga Yoga de David Swenson, selon elle, un véritable guide et qui m’a bien servi d’ailleurs.

La routine du cours s’organisait en deux temps. D’abord notre prof nous montrait des figures clés comme le adho muka svanasana, le utthita parsva konasana  ou bien encore le janu sirsasana lorsque nous étions plus expérimentés. Nous devions tenter de reproduire ces mêmes figures, aidés de notre prof lorsqu’il le fallait. Parfois, nous nous mettions en couple ou à trois et nous nous assistions, voire nous corrigions nous-même bien que toujours sous la surveillance « du maître ». Ensuite, nous nous lancions dans la série d’enchaînements, chaque fois complétée par de nouvelles positions acquises au fur et à mesure des séances.

Et comment l’unité de valeur « Introduction to Ashtanga Yoga » a été validée.

Au terme de près de cinq mois de cours, l’heure était à l’évaluation. Pas de tests, pas de quizz (modalité d’évaluation très répandue aux US), ni de dossiers à rendre. La formalité pour valider notre enseignement consistait à se prendre en photo en train d’exécuter une figure (celle de son choix) et de renvoyer le cliché à notre enseignante. Et voilà! Une expérience toute en richesse.

Merci à mon frère.