LES 7 CHOSES A VERIFIER POUR S’ACHETER LE BON LEGGING ET LA BONNE BRASSIERE DE YOGA

Je ne suis pas une fashionista, mais j’ai un regard averti sur les vêtements de yoga parce que je passe beaucoup de temps dedans. Je ne me contente pas de porter ces vêtements en mode lounge, je les mets a l’épreuve du mouvement quotidiennement. Mon métier, c’est prof de yoga et il se trouve que je me véhicule beaucoup a vélo dans Paris. Je suis une urbaine avec un mode de vie tout terrain.

Je ne suis pas une spécialiste du textile non plus, mais j’ai vite compris que lire les étiquettes de nos vêtements de yoga va vous donner de précieuses indications sur la manière dont le vêtement va (ou pas) nous accompagner dans notre yoga et comment il va (ou pas durer) dans le temps.

En gros, il y a deux camps : les vêtements en coton et ceux à base de nylon ou de polyester. Le nylon ne sera pas toujours marqué en tant que tel, on peut aussi lire ‘elasthane’, ‘supplex’, ‘spandex’ ou ‘microfibre’, mais ça reste du nylon. Un vêtement fabriqué a base de nylon classique sera comme le bermuda du cycliste dans les années 90 : léger, frais au toucher, un peu luisant d’aspect et finit par se détendre dans le temps. Les elasthane, supplex et autres font référence a des qualités de nylon plus élaborées qui vont par exemple donner au vêtement un toucher coton, une bonne tenue au lavage ou la capacité a sécher vite. Le polyester pourra lui aussi revêtir une autre appellation : ‘PET recyclé’, auquel cas elle fait référence au polyester obtenu a partir du recyclage de plastique.

D’un point de vue pratiquo-pratique, voici les désavantages du coton : il met du temps à sécher, les couleurs s’affadissent vite, la tenue du vêtement s’altère. Les désavantages du nylon/polyester : le tissu bouloche vite, malgré les lavages, une odeur désagréable peut s’imprégner dans les fibres,

Quelque soit le leggings ou la brassière que vous aurez entre les mains en magasin, le tissu doit être élastique pour vous accompagner dans le mouvement. Il sera peut-être fait mention du lycra sur l’étiquette, mais ce n’est pas toujours le cas. Faites le test vous-même en étirant le tissu pour vous rendre compte du degré d’élasticité.

Après avoir lu l’étiquette, on se lance dans la liste des 7 choses à verifier :

#1 – La transparence du tissu

J’ai vu de nombreuses fois des femmes pratiquer en collants opaques ou en leggings de ville. L’élasticité du vêtement est certes là, mais a chaque mouvement d’étirement, on finit par voir votre culotte ou vos fesses mesdames. Ne croyez pas que les leggings qui vous seront proposés en boutique ne seront pas eux aussi susceptibles d’en révéler trop dans votre chien la tête en bas, il faut vérifier avant d’acheter.

Un leggings de ville en coton et laine

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Deux exemples de leggings suffisamment couvrants.

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#2 – La résistance des coutures

Il faut la tester maintenant, en magasin avant que le pire vous arrive en salle de cours. Mon test : je tire au max la couture au niveau de la cheville.

Un leggings dont les coutures ne seront pas fiables dans le temps (les petits points blancs à droite de la couture sont des petits trous qui deviendront grands)

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Deux exemples de leggings avec des coutures à faire hanumanasana en boucle.

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#3 – L’empiècement a l’entre-jambe.

Ce petit losange ou triangle de tissu cousu dans l’entre-jambe du leggings est essentiel pour éviter le déchirement du tissu, parce qu’on en fait des anjayenasana ou des virabadrasana dans nos salutations.

Un leggings sans empiècement.

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Deux exemples de leggings avec l’empiècement.

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#4 – La ceinture élastique.

A éviter, l’étroite bande élastique ourlée à la taille. Elle finit toujours par s’abimer, puis par froncer la taille et en plus elle serre le ventre comme une ficelle et rend le vêtement peu confortable. A privilégier, les hautes ceintures qui gainent du nombril au pubis.

Un exemple de l’étroite bande a la taille.

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Un exemple de large ceinture confortable.

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#5 – Le décolleté de la brassière.

Choisissez les brassières dont la pièce de tissu de devant est suffisamment couvrante. D’expérience, les brassières décolletées, comme la rose en bas a gauche de l’image, vont vous jouer des tours et laisser un sein ou deux s’echapper. Je la garde d’ailleurs uniquement pour mes heures « en civil », elle ne me suit plus pour la pratique du yoga.

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#6 – La bande élastique sous la poitrine.

Cette bande élastique doit être large et épaisse. il faut que vous la touchiez pour vous en assurer. Sur la photo ci dessous, vous voyez la différence entre la bande élastique rectiligne de la brassière grise et la bande élastique plus mince et froncée de la brassière rose.

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#7 – Le tissu de la brassière.

Plus le tissu de la brassière est épais, plus il va retenir la transpiration et va mettre du temps a sécher. D’expérience, c’est valable pour les cotons comme pour l’élasthanne, Je vous conseille de trouver un tissu moyennement épais et surtout élastique. On doit enfiler sa brassière avec un peu de difficulté, sinon, elle n’empêchera pas la poitrine de déborder.

CE QU’ON NE VOUS A JAMAIS DIT AVANT DE COMMENCER LE YOGA

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Quand vous avez commencé le yoga, on vous a promis une meilleure santé, un corps tonique et souple et une aura éclatante. On vous a dit que vous alliez évoluer gracieusement dans des séquences à la cadence de votre respiration, que vous alliez prendre la pose dans de nobles postures et tout ça se passerait dans un espace lumineux baigné de volutes d’encens tibétain ou empreint d’effluves d’huiles essentielles.

Ce qu’on ne vous a pas dit c’est qu’il y aura dans cette quête d’absolu des moments de solitude. La solitude de l’embarras. Je vous les révèle.

Le pet qu’on ne sent pas venir

Certaines asanas (postures de yoga) comme les postures en torsion compriment les organes du ventre. Quand on relâche la posture les organes du ventre sont libérés de cette compression, un afflux sanguin neuf se fait, ce qui régénère en profondeur les organes. Ce que peut aussi faire le relâchement d’une asana en torsion c’est forcer les gaz intestinaux à sortir. Comme ça, sans prévenir, on agrémente notre asana d’une flatulence.

Chez les femmes il y a aussi le pet vaginal. il survient après une asana en inversion (posture dans laquelle le bassin est au-dessus des épaules) avec les jambes écartées. Cela laisse rentrer de l’air qui est expulsé au moment ou le bassin bascule quand on pose les fesses au sol.

Pas de panique, nous sommes adultes, personne ne vous fera de remarques. Ca arrive. Ca vous fera sourire quand si ça vous arrive.

La transpiration là où on ne s’y attend pas

Si vous prenez des cours de hot yoga ou yoga bikram dans une salle surchauffée, vous vous attendez nécessairement à transpirer de haut en bas. Vous été paré et avez une tenue adaptée, Vous savez qu’après le cours vous pouvez vous doucher et vous changer.

Toutefois, même si vous n’optez pas pour ces yoga à 30/40 degrés, vous pouvez vous retrouver dans une classe rythmée de yoga dynamique où la température interne monte et inévitablement vous transpirerez un peu.

Rien d’embarrassant. Sauf si la tenue avec laquelle vous pratiquez est la tenue avec laquelle vous repartez et que la dite tenue n’est pas vraiment adaptée à la transpiration. Par exemple le leggings coton gris souris chiné qui marquera dans le pli en haut des cuisses.

Deux options pour éviter cela : optez pour des couleurs foncées, ou encore mieux, équipez-vous de vêtements adaptés. L’offre de vêtements de yoga s’étoffe à Paris, faites-vous plaisir.

Des odeurs plus corporelles que spirituelles

On en revient à la transpiration. Au fil du temps, vos vêtements peuvent sentir mauvais malgré le lavage. Si vous avez mouillé le maillot (et le reste) pendant votre cours de yoga, vous voulez laver le tout en rentrant. Si vous ne pouvez pas, étendez vos vêtements de yoga après le cours plutôt que de les garder en boule au fond du bac à linge sale en attendant votre prochaine envie de faire une lessive.
A titre préventif, lavez vos vêtements de yoga avec une mesure de bicarbonate de soude pour une mesure de détergent. Si malgré toutes ces précautions vos affaires de yoga sentent, il est temps de les jeter et d’aller faire les boutiques.

Le tapis de yoga peut lui aussi commencer à sentir au bout d’un moment. S’il s’agit du tapis de yoga du centre de yoga, il n’y a qu’une chose que vous puissiez faire : vous acheter votre propre tapis de yoga!

Si votre tapis est en PVC, il se passe en machine, il suffit de le froisser en boule et de le laver à 30° avec un tout petit peu de détergent et rien d’autre. Il sèchera en quelques jours étendu à l’air libre, donc prévoyez de le laver plusieurs jours avant votre cours, sinon il sera imbibé d’eau et hyper glissant.

Si votre tapis est en caoutchouc naturel, il existe des produits adaptés ou vous pouvez simplement une fois de temps en temps le nettoyer avec de l’eau tiède et une éponge et si vraiment vous voulez ajoutez une touche de frais, ajoutez à l’eau quelques gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé. Cette H.E. a une odeur herbacée agréable et des vertus purifiantes.

Enfin une troisième option est d’acheter un sur-tapis ou un tapis coton que vous posez sur votre tapis PVC ou caoutchouc. Le sur-tapis absorbe la sueur et se passe en machine. Il se lave comme du textile. Simple.

L’apparition de ce qu’on ne saurait voir

Plusieurs scénarios possibles

– Vous êtes stylée quoiqu’il arrive et avez décidé de prendre votre premier cours de yoga avec un t-shirt à manches chauve-souris avec décolleté de ballerine ou encore le débardeur bien large sans rien en dessous. Bah oui on vous avait dit de mettre une tenue confortable, alors au diable le soutien-gorge et hors de question de suer avec votre La Perla. Alors attendez-vous à voir un sein ou deux émerger dès que vous serez dans Uttanasana ou l’un des deux Muka Svanasana.

– Vous avez mis un joli haut en coton blanc fin de peur d’avoir trop chaud. Certes. Mais si la classe est bien rythmée et le cours rempli vous risquez d’avoir plus que chaud et de marquer des points au concours du t-shirt mouillé.

– Dans la précipitation vous avez pris un legging « de ville » en maille voire un collant opaque sans pied. Dans ce cas votre prof de yoga aura le privilège de voir votre string à chaque chien la tête en bas et si la maille n’est pas suffisamment extensible vous risquez de découdre l’entre-jambes.

Portez des hauts près du corps sans encolure exagérée à moins d’avoir une brassière en dessous. Ainsi votre haut reste en place quand vous mettez la tête en bas et en tout cas la brassière maintient votre poitrine couverte et en place. Choisissez aussi des matières extensibles et suffisamment couvrantes. Personnellement quand j’essaye des habits pour le yoga je gigote dans tous les sens pour voir comment le vêtement se tient et me laisse libre de bouger en même temps.

Le ronflement qui endommage votre capital séduction

Techniquement savasana est un moment méditatif et relaxant à la fin du cours, en pratique certains y piquent une petite ronflette. Ne vous gaussez pas ça vous arrivera aussi un jour de grande fatigue. Sachez que ça n’est pas grave. Si ça vous arrive, focalisez votre attention sur la respiration ou les points de contact du corps avec le sol pour rester éveillé.

LA MEDITATION DEMYSTIFIEE

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Vous en avez entendu parler. On n’arrête pas de vous dire que ça aide à calmer l’anxiété et le stress, que ça permet de garder ses idées claires et les émotions excessives sous contrôle, qu’à terme, on dort mieux, on a plus d’énergie et on se sent efficace dans tout ce qu’on entreprend.

Mais vous vous dites que vous n’avez pas le temps ou qu’il faut vous trouver un cours, des livres et des podcasts parce que vous n’y arriverez jamais tout seul.

Faux et faux. Voici 5 choses qui vont enfin vous donner envie de vous y mettre.

1. 10 minutes quotidiennes sont amplement suffisantes, préférablement le matin parce que votre méditation va changer votre état d’esprit pour la journée. Le soir ce sera plutôt un sas de décompression avant de commencer la soirée ou avant de vous endormir. Vous n’avez pas 10 minutes pour vous? Mon conseil : lâchez donc Facebook 10 minutes et allouez-les à la méditation. Je parle en connaissance de cause, vous ne regretterez pas votre choix.

2. Pour vous y tenir et ainsi que votre démarche porte ses fruits, vos devez inscrire vos moments de méditations dans une routine. Par exemple : avant le petit déjeuner ou avant la douche ou après vous être lavé les dents. Associez ces moments avec un geste ultra routinier que vous faites systématiquement.

3. Asseyez-vous sans effort. Pas de padmasana compliqué (à moins que vous soyez à l’aise dans la posture du lotus), asseyez-vous simplement sur un siège confortable, vos mains posées sur vos jambes en détendant vos bras. Si vous ne vous sentez pas à l’aise pour redresser votre dos sans effort, placez votre dos en appui contre le dossier de votre siège ou contre un mur si vous êtes assis au sol ou sur un coussin. Si votre posture est inconfortable après quelques minutes, changez votre assise puis posez-vous à nouveau. Votre nuque n’est surtout pas raidie, votre menton descend un petit peu.

4. Ne cherchez pas à arrêter vos pensées. Une fois installé dans votre position, les yeux fermés, vous commencez à écouter votre respiration et ce qui va se passer c’est qu’une pensée va apparaitre, elle va prédominer dans votre champs de conscience, puis une autre va suivre, et vous allez vous sentir très agité.
Si par simple volition nous avions la faculté d’arrêter nos pensées nous n’aurions pas besoin de méditer. Méditer, c’est simplement observer ces pensées qui apparaissent sans les « colorer » : ne pas les juger, ne pas leur accorder une valeur particulière et les décharger de toute émotion. Une fois que vous avez accepté ces pensées pour ce qu’elles sont : des pensées, ramenez votre attention à votre respiration et le calme se rétablit. Enfin temporairement, jusqu’à ce qu’une autre pensée surgisse, auquel cas, on recommence notre gymnastique mentale. Avec de la pratique, les périodes de calme vont s’allonger, les pensées seront de moins en moins intrusives et plus volatiles.

5. Respirez normalement. Il n’y a pas de technique respiratoire particulière à suivre. On a tendance à chercher à faire compliqué, mais ça ne l’est pas. Il suffit d’observer son inspiration et son expiration, telles qu’elles se font. Tout est là.