COMMENT L’AYURVEDA A SAUVE MA RELATION AMOUREUSE

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Le café et moi c’est une histoire d’amour vache. Non, je ne bois pas mon café avec du lait. Seulement j’aime le goût et l’arôme du café bien que le café a tendance à perturber mon foie. Alors le café et moi, souvent on se sépare. On fait une pause, on se laisse réfléchir sur la suite de notre relation. Puis quand on se retrouve, ça redevient passionnel.

Au cours de ma dernière formation en Ayurvéda, ma relation amoureuse a pris une toute autre tournure. J’ai appris que l’Ayurvéda préconise l’addition de cardamone au café pour atténuer les effets de la caféine. Je ne suis pas fan du café aromatisé. Disons-le franchement, je déteste. Suis plutôt exclusive en amour. Les mélanges, peu pour moi.

Mais je ne suis pas bornée non plus. J’ai essayé. Et puis … j’ai adoré! J’ai de la cardamone en poudre que j’ajoute a mon café moulu. Mon dosage : une cuillère de poudre de cardamone pour 3 cuillères de café. Si vous disposez de cardamone en gousses, écossez 3 gousses, mélangez les graines à 3 cuillères de votre café moulu.

Au goût c’est subtil et délicieux et ça retire au café son côté énervant, voire irritant ou nocif. Le café parfait en somme. Bref, me voici revenue à une relation apaisée avec mon beau ténébreux. Amoureux du kawa, je vous le conseille.

 

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DEVENIR AUTONOME DANS SA PRATIQUE DE YOGA : 3 BONNES RAISONS POUR LE FAIRE.

Je ne veux pas vous inciter à boycotter vos cours préférés, je vous invite juste à pousser un peu plus loin votre expérience personnelle du yoga. Rien de new-agey, un truc simple comme bonjour : de temps à autre, faire du yoga sans être guidé par une autre personne, mais par vous-même. Simplement en reproduisant une routine dont vous avez déjà fait l’expérience dans un cours guidé.

« Ça n’est pas nouveau » me diront certains. « Ah bon? », s’exclameront d’autres.

Effectivement l’auto-pratique fait partie intégrante de l’apprentissage de yoga dans certains systèmes comme le ashtanga vinyasa yoga ou le shadow yoga.

Mais pourquoi donc? Voici les 3 bonnes raisons :

1. Un véritable processus de transformation personnelle. Que l’on travaille de mémoire une séquence d’asanas ou que l’on médite sur ses 108 prochaines respirations sans attendre de directives d’une autre personne, on se trouve plongé corps et âme dans ce que l’on fait. J’irais même plus loin en disant qu’on finit par s’imprégner profondément de notre intention à chaque instant. Certains parlent même d’une implication et d’une transformation sur le plan cellulaire.

La qualité transformatrice d’une pratique de yoga autonome est particulièrement marquée dans les yogas séquentiels dont le souffle et sa régulation sont les agents essentiels de l’alignement du corps dans l’asana. Après le stage d’auto-pratique en ashtanga yoga, Grégory a témoigné de ce qu’il a ressenti après dix séances : « Ça permet d’explorer à son rythme certaines asanas et j’ai l’impression qu’au final c’est là qu’on progresse le plus. »

2. Entretenir et développer ses méninges. Enchainer ses séquences d’asanas de manière non mécanique développe l’intelligence kinesthésique. L’attention que l’on porte à chaque instant sur  son propre rythme respiratoire et ses postures améliore nos facultés cognitives.

Alors oui quand on pratique seul, on se trompe, on oublie une asana de transition, on ne sait plus trop si c’était côté droit ou gauche d’abord ou si c’était inspir ou expir pour se redresser. Justement parce que tout cela va se produire, votre pratique solo est riche d’enseignements. Vous saurez que vous avez oublié une asana, que vous vous êtes trompé de côté ou que vous vous êtes emmêlé les pinceaux entre inspir et expir non pas parce que vous serez (gentiment) rappelé à l’ordre par le prof mais parce que vous le ressentirez. Vos sensations promues coach personnel!

Il est dit que les chances de mémoriser quoique ce soit varient selon que l’on nous dit, que l’on nous montre ou que l’on nous fasse faire la chose en question. Et bien dans notre cas, nous sommes dans la sphère de l’expérience, celle qui génère la mémorisation la plus fine, en yoga on parle d’intégration.

Cerveau et système nerveux sont alertes et fonctionnent de manière optimale quand vous prenez les rênes de votre pratique. Saviez-vous que le yoga est sérieusement pris en compte dans le traitement et la prévention de la maladie d’Alzheimer?

3. Changer constructivement son rapport à soi. Oui, quand on pratique seul, on va être super tenté de rester 10 respirations de plus dans notre asana préférée et de zapper les vinyasas de transition parce que personne ne regarde! Là aussi on a beaucoup à apprendre : courage et pondération.

Courage pour ne pas esquiver les passages difficiles ou gênants, comme pendant une méditation où, rien à faire, la liste des courses ou les contrariétés de la journée prennent le dessus ou bien au moment de rentrer dans une asana qui nous fait un peu peur. Dans ces moments-là, il nous faut vraiment « rassembler toutes les fibres de notre esprit » pour faire déguerpir les parasites et ne pas abandonner. « Pour moi la pratique autonome est indispensable car ça travaille une autre forme de volonté, du fait de ne plus être guidé justement », me rapporte Grégory.

Et pondération parce qu’une pratique autonome va peut-être même nous guider vers une plus grande objectivité concernant nos points forts et nos faiblesses et nous permettre enfin de les considérer comme de précieux repères dans notre développement personnel. Il n’est plus question de rechercher le regard approbateur du prof. D’un seul coup vous voilà transformé en adulte dans votre salon, c’est vous l’acteur de votre pratique! C’est gratifiant et ça rend par conséquent plus disponible et confiant pour tout ce qui se passe après dans votre vie. Pour Florence, c’est indéniable :

« Ce que j’aime, c’est après la séance, quand je pars prendre le métro, cette sensation incroyable que, quoiqu’il arrive ensuite, la journée ne peut pas être ratée. »

Merci à Florence et Grégory.

YOGA DE VIEUX?

Le Guiness World Records nous a trouvé l’enseignante de yoga en activité la plus âgée. Elle a 91 ans et enseigne dans une maison de retraite en Floride.

La nonagénaire pratique depuis 50 ans, mais il faut noter qu’elle a toujours été physiquement active, elle était professeur de natation. D’après elle, le yoga aide à rester en bonne forme mais implique aussi l’esprit. L’esprit et le corps travaillent de concert, se coordonnent. Si on est sur un tapis de course, tout ce qu’on fait c’est courir et après on est fatigué. En yoga on créée l’énergie en nous, on ne la gaspille pas. Elle en est la preuve vivante.

Découvrez une autre arrière grand-mère yogini remarquable en Australie.

Moi je suis fan!