MARIE, 42 ANS, EN RECONVERSION DANS LE DOMAINE DE LA CULTURE

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« Après des années a pratiquer différents types de yoga et un hiatus de pratique assez long, j’ai découvert  la méthode du prana vinyasa avec Laurence il y a quelques années  et ce fut un coup de foudre des le premier cours. La fluidité et le rythme de cette pratique m’ont tout de suite attirée et Laurence a une méthode d’enseignement qui vous permet de progresser consciemment quelque soit votre niveau de départ. C’est donc avec beaucoup de regret que j’ai du arrêter la pratique pendant quelques mois pour des raisons de santé. Mais cela m’a permis de confirmer quand j’ai eu le bonheur de reprendre, que j’avais bien trouvé une pratique et un professeur qui me correspondaient. Laurence a su adapter son enseignement à mes contraintes de convalescente et en optant pour un suivi personnalisé avec elle, j’ai pu accélérer de manière exponentielle ma guérison.

Je conseille fortement à quiconque s’intéresse au yoga et veut le pratiquer avec le maximum de bénéfice son stage sur « La structure et le flow » car quelque soit votre niveau ou votre pratique de prédilection, il permet de (re)découvrir et d’approfondir les bases. La conscience des postures s’en trouve enrichie et pour ma part, chaque stage a sensiblement remis mon corps dans son axe et facilité le mouvement. »

Marie, 42 ans, en reconversion dans le domaine de la culture

MARIE, 42 ANS, EN RECONVERSION DANS LE DOMAINE DE LA CULTURE

BENOIT, 40 ANS, CREATIF DANS UN GRAND GROUPE DE LUXE

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« Je pratique le yoga depuis 2003, avec des « avec » et avec des « sans », j’ai une pratique principalement ashtanga, et ces derniers temps ma pratique a plutôt été « sans »…

Je te suivais depuis longtemps sur ton blog, en me disant qu’il serait bien que je vienne a tes cours, et puis … j’ai attendu que tu quittes paris pour venir te rencontrer! J’arrivais a ton atelier de ‘Soma Vinyasa’ avec plein de confiance, mais c’était plutôt l’inconnu. Ton accueil, ton sens de l’humour au début pour mettre tout le monde a l’aise, tout ça a beaucoup joué pour la suite! Je ne suis pas habitué a des pratiques dites « lentes » et « libres », ni même au travail des mudras. Quel surprise alors quand le mudra de la fleur de lotus a commencé à prendre sens, à prendre vie, je pensais que la « guérison par le souffle » était une image, et là, le « soma » m’est carrément tombé dessus!!

Je pense avoir fait l’expérience d’une méditation (dont je ne suis pas coutumier….), je n’ai donc pas pu retenir mes larmes de ce nouvel espace que je découvrais en moi, calme, serein, apaisé… J’ai d’ailleurs beaucoup (mais alors beaucoup) pleuré après d’avoir fait cette découverte, et il reste une belle résilience de cette expérience. J’ai repris de plus belle le chemin du tapis!

Deuxième expérience avec toi en ‘Soma Vinyasa’ , deuxième état de grand calme, très profond, très fort.

Voila qui nous amène donc à ta proposition de suivi personnalisé, je ne suis pas un « rat » de studios, et j’ai depuis le début de mon expérience « yogique » souvent pratiqué seul. Je pense que tu peux amener ma pratique à un « autre » niveau, peut-être pas celui du handstand parfait que je me fatigue a chercher (merci instagram, oui je sais….), mais plutôt celui de retrouver cet espace intérieur que tu m’as fait découvrir. »

— Benoit, 40 ans, créatif dans un grand groupe de luxe

BENOIT, 40 ANS, CREATIF DANS UN GRAND GROUPE DE LUXE

JANE TROUVE SA JOIE

Jane prend des cours de #yoga avec moi depuis moins de deux ans. Un jour elle me confie, en des termes différents des miens, être surprise de constater qu’elle peut s’autoriser à ressentir ce qu’elle est dans sa pratique. Elle ne doit pas « rentrer dans un moule », mais ressentir la structure de l’intérieur. Elle s’étonne une autre fois  de « comprendre » sensoriellement la cohérence globale de son alignement. « Ce n’est pas juste dans mes épaules alors? Ca ne me fait plus mal au dos du coup!  » Et puis une autre fois elle me dit qu’elle est en train de faire une découverte majeure et inattendue : le yoga la rend joyeuse, comme ça, sans crier gare mais en chantant Om ou en ondulant d’un cobra à un chien. Ca peut paraitre curieux au premier abord, mais de mon point de vue, c’est l’aboutissement merveilleux de sa reconnexion personnelle. Ce que me confie Jane, je pourrais vous en parler longuement, on parle aussi potins sur la vie des « health gurus » et de séries télé quand on se voit, mais je lui ai confié la plume pour qu’elle vous parle de son expérience de yoga. Je la remercie immensément pour ce beau témoignage. Namasté Jane.


« J’ai eu la chance de découvrir le yoga jeune. J’avais un peu plus de vingt ans, des comptes à régler avec mon corps, moi-même, la vie. Le yoga m’ouvrait un espace où je pouvais, littéralement, souffler. Où je pouvais prendre soin de mon corps dans sa globalité, enveloppe et âme. C’était très nouveau pour moi, qui avait pris l’habitude de traiter mon corps comme une chose inerte, un objet inhabité et inanimé, qu’il fallait gainer, dompter, maîtriser. Le yoga ouvrait un début de libération, une possibilité de me décrisper.

Durant une dizaine d’années, j’ai donc pratiqué. Avec sérieux, assiduité. Le yoga que j’avais choisi – un hatha très traditionnel et statique – encourageait mon côté bonne élève et perfectionniste. Je n’ai pas tout de suite vu que la cancre en moi, celle qui à l’université préférait les séances de sieste au cours de linguistique, ne se retrouvait pas tout à fait dans cette vision figée du yoga. Que son cerveau se mettait instantanément à courir dès qu’on m’incitait à « ne penser à rien » tandis que je tenais une posture durant de longues minutes. On m’incitait à l’immobilité et mon cerveau essayait de me dire qu’il avait besoin de mouvement. Je ne l’ai pas tout à fait écouté, je me suis juste contenté, petit à petit et en catimini, de laisser tomber le yoga.

Il m’a fallu dix ans pour revenir sur le « mat ». Dix ans à tester sans grande conviction d’autres pratiques, à tenter de me mettre dans le bain du pilates, du qi-gong, de la barre au sol. A chaque fois, quelque chose semblait me manquer, sans que je sache quoi. Et puis, il y a un peu d’un an, par hasard, je tombe sur une vidéo de Shiva Rea évoluant dans une salutation à la lune fluide, terrienne, sensuelle. Je reconnais qu’il s’agit là de yoga, mais pas le yoga que moi je connaissais (statique, sage). En voyant cette séquence, qui semble comme improvisée, ma première réaction est de me demander : ah bon, on a le droit de faire ça ? Et ma seconde réaction : moi aussi, j’ai envie de faire ça.

Et me voilà qui assiste, quelques semaines plus tard, à mon premier cours de prana flow. J’en bave, j’en pleure. Mon corps n’est plus le bretzel élastique de mes vingt ans. Mes guerriers qui dansent me semblent de plomb. Mon chien la tête en bas ressemble davantage à un caniche dépressif qu’à un noble Danois. Peu importe. Je m’amuse, je sens mon corps comme chez lui. La fluidité des mouvements, les enchaînements, le fait que le cours se déroule en musique et non dans un silence de cathédrale, tout cela semble me libérer le corps et l’esprit. Plus besoin qu’une voix sentencieuse vienne m’intimer l’ordre de ne penser à rien : je ne pense qu’au moment, je me perds dans mes mouvements et je ne perds pas un instant à me comparer aux prouesses de mes voisins, pas le temps, je dois être tout entière à la concentration de m’ancrer correctement dans le sol, de suivre mon souffle, de vivre et vibrer.

Le yoga, que tant d’année j’avais considéré comme une discipline, et une discipline sans doute bienvenue pour ordonner mon chaos intérieur, n’avait plus besoin d’être un sacerdoce. J’avais désormais autorisation de la pratiquer avec joie. Durant des années, j’avais dû me forcer – la corvée du cours de yoga du vendredi soir. Et là, soudain, j’étais dans l’anticipation du prochain cours, la déception si je devais le rater. Dans la découverte aussi d’une nouvelle manière d’envisager ma pratique, ses hauts et bas, ses jours avec et sans. Sans jugement, sans « note » à me donner, sans obligation d’être parfaite – je laisse la perfection des postures à mon formidable professeur et je savoure de me tromper, de ne pas y arriver, d’être dans le « flow » une fois et à côté de la plaque le lendemain.

Le yoga est devenu drôle, vivant – j’ai accepté qu’il soit comme moi, toujours changeant. Je le pratique aussi désormais uniquement pour moi. Pas parce que ça me permet de briller dans les dîners en ville, ou prouver que je peux faire des folies de mon corps (ce qui de toutes les façons n’est pas le cas, je suis trop raide pour réaliser ces postures folles que l’on voit sur Instagram). Non, juste parce que cela m’apporte de la joie, une joie intense. J’    ai aussi découvert le plaisir de pratiquer seule, chez moi, un dialogue entre soi et soi, lui aussi avec ses hauts, ses bas, qui ne cesse de m’enrichir. Plus besoin de me forcer : une vie sans yoga me semble désormais, du plus profond de mes tripes, inenvisageable. »

JANE TROUVE SA JOIE

YOGA POST 13/11/2015

Samedi 14 novembre, j’avais prévu depuis un petit bout de temps un stage de yoga à Marseille. Arriva ce qui arriva : l’horreur des attentats, la veille au soir, le vendredi 13 novembre 2015. Par le plus grand des hasards, j’étais devant un poste de télévision à Marseille ce soir-là. Choquée, j’ai vu les premières brèves d’info se succéder après 23h. Je reçois un SMS de l’une des participantes au stage qui me dit qu’elle ne se sent pas en mesure de participer au stage de yoga le lendemain. Je me demande moi-même si le stage ne devrait pas être annulé, puis je me ravisée, je suis venue pour ça, d’autres personnes aussi. J’ai difficilement trouvé le sommeil, l’incompréhension avait pris sa place, j’avais une boule au ventre.

Le stage a eu lieu. Sur le blog, on m’a demandé comment ça s’était passé. Je pense que si la question a été posée, c’est que les gens ressentent peut-être le besoin d’entendre les expériences de yoga des uns et des autres. Dans ce contexte où tout le monde est obligé de plonger au fond de lui-même en quête de sens, on ressent peut-être intuitivement que ce sens ne peut être donné qu’en s’envisageant indissociable de l’autre et peut-être aussi qu’on est en train de faire l’expérience de l’existence de cette force qui fait se relier toutes les choses entre elles, peut-être enfin que le yoga va nous ancrer dans notre chair, vibrante, bien vivante.

J’ai bien réfléchi a la question et je me suis dit qu’il fallait demander aux participants du stage de samedi mais aussi à d’autres personnes. J’ai ainsi lancé un appel sur ma page facebook de yoga pour proposer a qui voudrait de témoigner de son ressenti de yoga du week-end. Voici les témoignages.

Françoise a participé au stage de yoga ‘Les appuis et la force’ avec moi samedi à Marseille.

« Je vous remercie d’avoir maintenu ce stage qui m’a fait beaucoup de bien. J’avoue que je craignais qu’il ne soit annulé. Personnellement, j’avais besoin de cette pratique au lendemain des attentats. Depuis que j’ai découvert le yoga, je considère que ce travail sur le corps et partant sur l’esprit est la meilleure thérapie qui puisse exister quels que soient les maux que l’on veut soigner. Par conséquent, pratiquer dans les moments de tristesse, d’inquiétude ou de désespoir me semble aller de soi. L’expérience vécue sur un tapis de yoga est juste une métaphore de la vie. Si on est plus fort, plus ancré, plus équilibré, plus solide sur un tapis de yoga, on le sera tout autant dans les autres lieux et les autres moments de l’existence. Quant aux questions existentielles que l’on peut se poser après ce type d’événements, là aussi, le yoga offre un secours, un réconfort. Cesser de se poser toujours les mêmes questions sur le sens de ce qui manifestement n’en a pas et vivre pleinement ici et maintenant. Je reconnais que j’ai mis beaucoup de temps pour arriver à comprendre que mon hypersensibilité à la souffrance des autres ne servait à rien d’autre qu’à ajouter de la souffrance à la souffrance. Contrairement à ce que je pensais avant, ce n’est pas du cynisme ni de l’indifférence que de se concentrer sur son expérience personnelle telle qu’elle se déroule à chaque instant en faisant abstraction de tout le reste, c’est juste le seul moyen de ne pas finir complètement dingue. Et en fin de compte, je crois que l’on rend davantage service à son prochain en étant soi-même fort, heureux et apaisé qu’en se torturant l’esprit pour chercher en vain des explications à tous les malheurs du monde. Bref, pour moi, le tapis de yoga est plus que jamais une planche de salut. »

Nathalie, Joanna et Ariane ont témoigné suite a mon appel sur Facebook.

Nathalie

« En fait le vendredi soir avant les événements, alors que je pratique très rarement à cette heure, j’ai eu une envie subite de pratiquer en me focalisant sur le psoas pour me libérer d’émotions pesantes. Je me sentais libérée et c’est là que je tombe sur l’information. J’ai d’abord cru à un canular pour vite réaliser que c’était la réalité. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps une grande partie de la nuit, car cela m’a sans doute ramenée à des événements personnels douloureux. Pas de révolte mais le sentiment que nous arrivions à un croisement. J’ai pratiqué dimanche, médité longuement, pour ensuite danser dans un flôt infini d’amour. C’est étrange , car moi qui suis une rebelle dans l’âme , j’ai eu un sentiment d’amour infini. A croire que quand les choses vont vraiment mal la perspective change. C’est lundi que ça a été terrible, une pesanteur indescriptible puis j’ai pratiqué à nouveau avec mes élèves et c’est vrai qu’après chaque pratique j’ai ce sentiment d’amour infini qui flotte. C’est très étrange, difficile de mettre des mots dessus. »

Joanna

« Je n’ai pas pratiqué samedi, trop étourdie je me sentais trop faible. Dimanche j’ai travaillé et j’ai participé à un cours et je me suis sentie reprendre vie petit à petit pendant le cours. La chaleur humaine dégagée, nos respirations profondes et communes m’ont tellement émue. C’était vraiment réconfortant d’être ensemble dans cette atmosphère d’amour. Depuis je redécouvre la chance que j’ai de baigner dans l’univers du yoga en tant que pratiquante, l’importance de la respiration (qui était redevenue superficielle), de pouvoir calmer mon esprit et réinvestir mon corps et le pouvoir infini du coeur. Et cette chance de travailler entourée de personnes si inspirantes à l’esprit et au cœur ouverts, de véritable guerriers de la lumière! Merci, merci, merci! »

 Ariane

« Quelle pratique après les attentats de vendredi ? La réponse pour moi a été ‘pratique impossible’. Je suis restée comme hébétée, pendant trois jours, le cerveau en ébullition, le corps archi tendu (avec des courbatures à des endroits improbables comme mes mollets), les émotions rentrées. J’étais comme en dehors de moi, pourtant vivante mais pas vraiment là. Il n’y a que quand je regardais mon petit bébé et son sourire éclatant que j’avais l’impression de respirer à nouveau. Je n’ai pu pratiquer qu’aujourd’hui, lundi, dans une petite salle pleine à craquer. Tout mon corps me faisait mal, il n’y avait aucune fluidité dans mon souffle, mes bandhas lâchaient à chaque instant. Au bout de cette pratique de combat, pourtant, mon meilleur shavasana depuis très longtemps. A la lisière du mental, flottant entre lui et mon corps, je me suis sentie de nouveau respirer. Je suis à présent calme et triste, mais reconnectée avec mon corps et mes émotions. Cette pratique m’a fait du bien.« 

YOGA POST 13/11/2015

NADIA CHANTE ET FAIT DU YOGA

Je vous livre le témoignage de Nadia, professeure de chant qui a participé au stage d’immersion en ashtanga yoga débutant. Elle a écrit ces mots sur sa page facebook, elle m’a autorisé à les partager avec vous :

« Hier, j’ai participé à mon premier stage d’ashtanga yoga avec Laurence Gay. J’en suis ressortie dans un état de bien-être total et reconnectée à moi-même. Aujourd’hui j’ai quelques courbatures mais rien de bien méchant. Laurence est superbe! Avec humour et précision, elle vous guide à travers vos sensations corporelles de manière à bien suivre les enchainements des exercices. Je me suis sentie reconnectée à toutes les parties de mon corps et complètement alignée. Chanteuses et chanteurs, je vous conseille d’essayer le yoga qui est une activité complémentaire au chant. Cette séance fut inspirante. Namasté Laurence. »

Namasté Nadia ❤

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NADIA CHANTE ET FAIT DU YOGA

SAMIA ET CHRISTOPHE FONT DU YOGA ENSEMBLE

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Quand et comment a commencé votre histoire de yoga ?

Samia : J’ai commencé le Yoga il y a 5 ans, un peu par hasard, par une approche sportive et ludique. J’ai commencé par du vinyasa. J’avais besoin de me dépenser après une longue période sans activité. J’ai apprécié tout de suite l’approche dynamique et très complète qu’offrait le vinyasa (force et souplesse). J’ai aimé transpirer, tomber, rigoler et faire des acrobaties. Mais je singeais plus que je pratiquais j’avais des bleus à force d’essayer les bakasanas, et j’avais un un sentiment d’échec quand je n’arrivais pas à faire une posture. Après 2 ans, j’ai rencontré un autre prof bienveillant, drôle et un peu perché, je me suis vue tout un cours faire le focus sur mon gros orteil et mon talon j’aurai pu partir en courant, mais cela m’a fait un bien fou. C’était une initiation à l’Iyengar. Très statique, avec la recherche d’alternatives en fonction des possibilités de chacun avec briques, bolster, sangles, chaises, etc. J’ai continué en parallèle le vinyasa avec d’autres professeurs. Depuis j’ai réalisé beaucoup de choses, je ne regrette pas la première approche, mais j’ai le sentiment d’avoir entrouvert la porte vers quelque chose d’autre de plus grand et de plus subtil paradoxalement.

Christophe : Ma première pratique remonte à moins d’un an (en juillet 2014). Cela faisait déjà quelques années que Samia pratiquait régulièrement et me parlait de Yoga, de son expérience, de ce que cela lui apportait. J’ai fini par me laisser convaincre de l’accompagner à une pratique, juste pour voir. Cette première pratique a été un vrai bonheur. Je pratique régulièrement depuis (2 à 3 fois par semaines).


Qu’est-ce que le yoga vous apporte?

Samia : Beaucoup de choses, mais principalement une meilleure concentration et la faculté d’être ici maintenant et non dans la nostalgie ou l’anticipation de demain. C’est pas gagné tous les jours, mais cela change le regard que l’on porte sur soi et sur les autres. Il en découle une vraie joie de vivre. Le yoga a pris plus de place dans ma vie (par une pratique plus régulière, lectures et intérêt en dehors du tapis) et en même temps et petit à petit je voulais retrouver une hygiène de vie, vivre mieux, être mieux, être moins stressée, moins subir les choses. Le yoga m’a aidée à cela. 1h à 1h30, 3 fois par semaine, puis plus souvent. Etre calme dans l’agitation. Il m’aide à me concentrer, me recentrer, à croire en moi, à être connectée. Je suis moins stressée, je dors mieux et tout cela fait que je suis plus heureuse. Quand on dit : « Attention! Le yoga est une source de bonheur. », j’y crois énormément.

Christophe : Chaque pratique m’apporte un espace préservé « hors du temps et de l’espace ». C’est l’occasion de délaisser le flot quotidien et de se recentrer sur des aspects de la vie moins immédiats, plus évanescents mais essentiels.
Je sors d’une pratique calme et apaisé. Cet « effet Yoga » se prolonge généralement une douzaine d’heures. Au delà des pratiques, le Yoga « dans son ensemble » m’apporte un quotidien plus apaisé. Plusieurs personnes de mon entourage m’ont fait remarquer que depuis quelques temps je suis plus serein. Deux effets secondaires non négligeables : Les problèmes de dos à répétition (lumbagos, sciatiques, hernie discale) que je trainais depuis 3 ans se sont envolés. Ma pratique de la plongée bouteille a grandement profité d’une meilleure maitrise de la respiration acquise au travers de la pratique du Yoga.


Tous les deux, vous assistez régulièrement à mes cours ou stages. Y a-t-il d’autres activités que vous partagez ? Qu’est-ce que partager des moments de yoga signifie pour vous ? Vous arrive-t-il d’échanger sur la pratique après le cours ?

 

Samia : On fait beaucoup de choses à deux. C’est une longue histoire, on partage, le même univers professionnel, la passion pour les voyages ou la plongée sous-marine et la photo. Le yoga restait la dernière chose importante non encore partagée, c’est réparé. Mais ce sont bien deux choix personnels avec des approches un peu différentes. On ne voit pas le yoga comme une obligation de faire quelque chose tous les deux et nous n’apprécions pas forcement les mêmes choses ni les mêmes cours ou les mêmes profs. J’aime particulièrement m’échapper du boulot et nous voir au cours entre midi et deux par exemple, même si le yoga se pratique seul,  cela constitue un moment à soi et l’on sait que l’autre est là, on entend une respiration, avec un regard, un sourire de temps en temps entre deux asanas. D’autres fois pour des asanas ou l’on doit s’aider mutuellement, c’est intéressant, l’on voit les différences sur les difficultés ou appréhensions : au final cela apporte patience, confiance et respect de l’autre. Après les cours, on aime discuter de ce que cela nous apporte en général, partager les sensations, émotions mais aussi nos difficultés et nos courbatures.

Christophe : Depuis que je pratique, le Yoga est une activité de plus que nous partageons ensemble parmi de nombreuses autres (voyages, plongée, musique). Pratiquer ensemble offre la possibilité d’échanger entre nous spécifiquement sur les pratiques (ce que nous faisons systématiquement) et plus généralement sur le Yoga et tout ce qui va avec. Les échanges sont riches puisque nous nous connaissons très bien et que nous vivons, bien que différemment, les même expériences. Pratiquer ensemble nous a également permis de nous aligner encore plus étroitement sur certains aspects de notre vie quotidienne et notre façon de les aborder.


Qu’est-ce que toi Samia, et toi Christophe, tu apprécies personnellement dans un cours de yoga et ce qui, au contraire, te rebute?

Samia : Ce que j’aime dans les cours, qu’ils soient dynamiques ou plus lents : qu’ils soient fluides, surprenants (dans le sens non répétitifs de séance en séance). Je suis très sensible à la voix du professeur, à l’atmosphère qui se dégage d’un cours (calme et concentration), à la musique aussi que je n’écoute pas vraiment mais son rythme. Le professeur, aussi c’est très subjectif, il nous amène voire nous porte parfois quelque part, avec d’autres il ne se passe rien, on ne sait pas pourquoi. J’aime la précision des indications, certains asanas sont difficiles à appréhender, ce qui est important c’est le chemin pour y arriver, encore une fois, les étapes pour nous y emmener. J’aime décortiquer une posture, comprendre comment elle marche. J’aime aussi travailler autour d’un thème , qu’il y ait du sens à ce que je fais. Ce que je n’aime pas ce sont les cours où les professeurs jouent la gagne, font des démos à n’en plus finir, qu’ils insistent pour que l’on fasse la posture alors qu’on avait décidé que non, qu’ils nous manipulent sans délicatesse ou qui ne sont pas clairs dans leurs remarques ou encore des inepties : « interdit les briques pour un cours avancé ». Rien à voir avec le reste mais je n’apprécie pas le bikram car j’ai du mal à comprendre le concept.

Christophe : J’apprécie de commencer un cours par quelques minutes me permettant de laisser le début de ma journée derrière moi (exercices de pranayama par exemple). C’est aussi pour cela que j’aime arriver un peu en avance à un cours, pour avoir le temps de me poser un peu. J’apprécie les cours construits autour d’une thématique, que celle ci soit d’ordre général (se préparer à rentrer dans l’hiver par exemple) ou quelle soit en rapport avec une position particulière (une pratique qui amène progressivement à une inversion par exemple). J’ai beaucoup de mal avec les groupes dissipés et bruyants. Même si j’apprends à faire abstraction de l’environnement extérieur, j’ai encore besoin d’un certain calme pour rentrer dans ma pratique et en profiter.

Photo prise au cours de l’un de mes stages. Samia et Christophe n’y sont pas. Ce sont d’autres élèves (petit clin d’oeil à Gaël au centre de l’image :-))

SAMIA ET CHRISTOPHE FONT DU YOGA ENSEMBLE

CAROLE EST ENCEINTE, ELLE FAIT DU YOGA

Carole a suivi occasionnellement des stages d’ashtanga avec moi. Un jour elle me contacte, m’annonce qu’elle est enceinte de 3 mois. Pendant ces 3 mois, elle a laissé le yoga de côté mais elle désire maintenant s’y remettre. Elle a tenté de reprendre les cours guidés d’ashtanga qu’elle avait l’habitude de prendre, mais l’expérience lui a été désagréable. Elle n’abandonne pourtant pas l’idée d’entretenir une pratique de yoga dynamique, les cours de yoga prénatal ne la tente pas du tout. Elle aimerait suivre des cours collectifs avec moi. C’est ce qu’elle a fait, sa grossesse arrive à terme au moment où je vous écris. Je lui ai demandé de témoigner de son expérience, elle a gentiment accepté. Je lui ai aussi demande de prendre la pose, elle a tout aussi gentiment accepté. Elle est tout bonnement rayonnante.

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LG : Avant d’être enceinte, QUELLE ÉTAIT ton expérience du yoga?

Carole : Avant d’être enceinte je pratiquais le ashtanga yoga environ 3 fois par semaine en cours guidé. J’essayais de faire régulièrement des stages. Je commençais même à apporter mon tapis de yoga en vacances. Et j’avais envie de m’inscrire à un cours de ‘mysore’ pour privilégier l’auto pratique.

LG : QU’EST-CE qui a changé avec le yoga quand tu es tombée enceinte.

Carole : Dès que j’ai appris que j’étais enceinte, sur les conseils d’un professeur de yoga, j’ai complètement arrêté ma pratique pendant les 3 premiers mois. De toute façon j’étais trop fatiguée pour poursuivre ma pratique. Après ce 1er trimestre de grossesse, j’ai retrouvé de l’énergie et mon tapis de yoga me manquait (je suis accro à Instagram et je continuais à suivre les comptes de nombreux profs à travers le monde).
Mon 1er réflexe a été de me remettre au ashtanga, mais ma prof habituelle venait de partir en Inde pour deux mois. Je ne me sentais pas forcément en confiance avec un nouvel enseignant mais j’ai tout de même essayé un cours dans mon ancienne école.
J’étais arrivée à un stade de ma pratique où je sentais de véritables évolutions s’opérer dans mon corps, mes postures. En étant enceinte, je devais éviter les torsions, les inversions, les équilibres et j’étais forcément contrainte sur les flexions en avant. Au final je n’ai pas réussi à apprécier ma séance et mon esprit s’est concentré sur mes nouvelles limites physiques:  je suis ressortie de ce cours très frustrée.
Je me suis alors dit qu’il fallait que je trouve un autre type de yoga, plus adapté à ma grossesse. J’avais déjà pris un cours de Prana Flow et avait participé à quelques stages avec toi, je me sentais donc en confiance.

LG : Pourquoi vouloir garder le yoga pendant ta grossesse?

Carole : Parce que je suis accro ! Il était hors de question d’arrêter le yoga. Cette pratique fait maintenant partie de ma vie.

LG : Pourquoi ne pas t’être orientée vers le yoga prénatal?

Carole : Parce que je craignais que les cours soient trop « mous ». J’aime le côté physique de la pratique dynamique du yoga, et comme j’ai vécu une grossesse en pleine santé, j’avais envie de continuer une pratique « normale ». Et également les cours de yoga prénatal sont souvent programmés à des horaires impossibles quand on travaille en entreprise. Je pense essayer des cours de yoga post-natal pendant mon congé maternité.

LG : EXPLIQUE-NOUS Comment le yoga a  favorablement Accompagné les changements en toi.

Carole : Je suis très active et j’ai beaucoup de mal à ne rien faire. En temps normal, en plus du yoga, j’essaie d’aller courir une fois par semaine. La course étant fortement déconseillée pendant une grossesse, ce cours hebdomadaire de yoga était ma bulle de décompression et de bien-être. Sentir que je pouvais faire la majorité des postures était très stimulant : je ne me sentais pas « handicapée » par mon ventre qui grossissait au fil des semaines. Je n’ai quasiment pas eu les jambes lourdes, ni mal au dos et je pense que c’est en grande partie dû à ma pratique régulière du yoga. Quand vous êtes enceinte, tout le monde fait très attention à vous et vous demande sans arrêt « ça va, pas trop fatiguée ? » : bien sûr qu’on est fatiguée !! Mais j’ai aimé me sentir « forte », pleine d’énergie en suivant ce cours où j’étais la seule femme enceinte.

Namasté Carole.
Au plaisir de rencontrer ton bébé yogini (et oui, c’est une fille) ❤

CAROLE EST ENCEINTE, ELLE FAIT DU YOGA