LE YOGA NE S’APPREND PAS, IL SE REVELE

Mercredi 17 mai 2017 – Laurence Gay

Peut-être ne le savez-vous pas, mais les formations de profs de yoga se développent à vitesse grand V dans l’hexagone. Véritables mannes financières, elles constituent une source de revenus importante pour les centres de yoga et les formateurs. Outre-Atlantique les YTTs (acronyme de Yoga Teacher Trainings – formations de professeurs de yoga) sont florissants depuis plusieurs années. A ce sujet, j’avais repéré en 2014 dans l’édition papier de LAYOGA (un magazine gratuit qui traite de yoga sur la scène Californienne et plus précisément à Los Angeles) un article de Julie Buckner qui decryptait ce phénomène. J’avais déchiré les pages de cet article en me disant que ça m’inspirerait pour vous écrire un post. Après une longue gestation, l’idée a germé, voici le post. Je vous conseille de lire l’article qui a également été publié en ligne (en anglais) sur LAYOGA.com : Teacher Training – Grounds for transformation (traduction : ‘Formation de professeur – Terreau de la transformation’).

Formatage à géométrie variable

L’article nous donne un aperçu des formats de formations généralement proposés. C’est effectivement pas mal de camper le décor parce que vous vous en doutez peut-être, ce n’est pas à la fac qu’on se spécialise en techniques de pranayama. Même en Californie. La formation la plus courante s’appelle la ‘200 heures’, elle s’organise d’affilée sur 12 week-ends ou elle se compose de divers modules proposés tout au long de l’année en soirée ou le week-end et chacun avance à son rythme (ou au bon gré de ses finances). Enfin l’autre option est de suivre une formation en immersion sur 2 à 6 semaines, en résidentiel, le plus souvent dans un lieu exotique avec une combinaison d’activités récréatives (surf, kayak, massages, etc.) et de modules de formation. Un joyeux mélange de vacances et d’apprentissage donc.

En France, les formations revêtent différents formats car il n’existe pas chez nous de reconnaissance officielle de diplôme de yoga. Certains formateurs ou centres de formations en France choisissent de s’affilier à des associations ou fédérations d’écoles (Yoga Alliance américaine, Union Européene du yoga, etc) et adoptent alors le format prescrit par l’organisme de rattachement : 200, 300 ou 500 heures de formation pour au final délivrer un certificat de formation aux participants.

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Un enseignant (et ses futurs élèves) y trouvent-t-ils leur compte?

Contrairement à ce que leur nom indique, les formations de professeurs de yoga sont pour la plupart ouvertes à des pratiquants débutants, voire même parfois aux non initiés, et sont alors souvent envisagées comme un stage d’immersion pour affiner sa compréhension des techniques de yoga ou comme un stage de développement personnel. Le cours n’est plus un lieu d’apprentissage, les gens veulent ‘approfondir’ et investissent des sommes importantes pour s’inscrire notamment aux formations qui sont considérées comme plus complètes que les cours.

La multiplication de formations de professeurs est relativement récente en France. Nous emboitons le pas aux Etats-Unis où elles se sont massivement développées depuis les années 2000, et où elles sont aujourd’hui critiquées  par certains comme ne permettant pas d’armer efficacement les personnes qui désirent enseigner. Comme nous l’explique l’article du LAYOGA.com, elles sont trop nombreuses à laisser les jeunes professeurs sans l’encadrement d’un formateur sénior une fois la formation finie. S’engage alors souvent pour les profs juniors une course aux formations sans avoir l’espace pour digérer et mettre en pratique les outils auxquels ils se forment d’une part et d’autre part une absence de référant quant à l’évolution à donner à leur enseignement. L’offre de formations varie au gré des modes mais ne propose pas véritablement de rendre les enseignants autonomes et adaptatifs dans leur approche.

James Brown, directeur de l’American yoga School ne mâche pas ses mots quand il fait l’état des lieux dans son article The colossal Failure of modern yoga (traduction : ‘L’échec colossal du yoga moderne’) : « A l’heure actuelle, il y a une pagaille de cours qui affichent le mot yoga dans leur nom. La plupart de ces cours sont donnés par des individus qui ont très peu pratiqué, puis qui ont suivi une formation courte avec des formateurs inexpérimentés. Les instructions relatives à la manière de pratiquer le yoga sont en voie d’extinction, elles sont remplacées par de la musique, des sourires et des contre-vérités mal amenées sur fond de bonnes intentions. »

Connaissance vivante

Tout cela m’amène à prendre du recul et à réfléchir sur ce qu’est véritablement l’objet de la formation :  la connaissance. Robert Svoboda apporte de l’eau à mon moulin. Il nous explique que dans la culture Indienne, le concept de connaissance n’est pas tangible. « Il est très important de faire la distinction entre ce que la plupart des Occidentaux pensent du savoir et ce que le concept de connaissance représente pour les Indiens. En Occident, la connaissance est quelque chose de tangible, de matériel, c’est quelque chose que l’on peut facilement transférer, qui peut être acheté et vendu ; alors qu’en Inde, la véritable connaissance est une chose qui est un être vivant – c’est Vidya. »

Spécifiquement dans le domaine du yoga, Manu Jois fait le même constat sur les attentes de la part des pratiquants quand il s’agit de la transmission : «  En Asie, les gens font ce qu’on leur enseigne sans poser de questions. On leur indique une asana ou un mantra, ils l’exécutent et laissent les bienfaits se déployer dans le temps et par la dévotion. Les occidentaux sont plus analytiques, ils veulent connaitre la signification du mantra avant de le chanter, ils veulent connaitre les muscles à engager et en quoi l’asana est particulièrement bien pour eux. Ils n’ont aucune patience pour faire l’expérience des choses, ils sont au contraire avides de réponses toute-prêtes, rapides et creuses. »

Peut-être. je réfléchis à haute voix. Peut-être donc, que le hiatus vient de là. La connaissance du yoga est d’abord une connaissance vivante qui découle d’un processus aussi appelé pratique et que ce n’est pas en 200 heures chrono en main que cette connaissance se révèle.

L’absorption

Dans son livre Shadow Yoga, Shandor Remete met au cœur de sa transmission la pratique personnelle. Il explique pourquoi. « Les informations techniques détaillées polluent le mental et nuisent à l’absorption par la pratique. (…) Les informations théoriques ne devraient jamais être imposées à la pratique, elles devraient au contraire être utilisées comme une méthode pour observer son propre comportement. Elles ne doivent pas interférer avec les mouvements naturels des membres et des flux de prana. Elles procurent aux débutants une carte des sites énergétiques et des passages et constitue ainsi un outil pour mesurer sa croissance personnelle dans les pratiques des asanas, kriya, bandha, pranayama, mudra et laya. (…)  Lorsque le pratiquant murit et que l’action est menée selon les principes universels, les techniques nécessaires dissimulées dans les formes et mouvements se révèleront d’elle-mêmes, spontanément. »

En conclusion, mon expérience de professeur et de pratiquante et ma réflexion m’amènent à vous dire ceci : le métier de professeur de yoga est trop souvent fantasmé. Si vous vous engagez dans cette voie, ne nourrissez pas les fantasmes, soyez authentique. Si vous suivez une formation de yoga, qu’elle ne vous donne pas une confiance de surface. Faites en sorte que l’estime que vous développez pour votre aptitude à transmettre soit ancrée. Laissez-la mûrir en vous par une pratique suivie et cohérente avec votre vie, qu’il pleuve ou qu’il vente sur votre chemin. A force de faire passer les outils de yoga par votre corps et votre système nerveux, vous serez en mesure de les transmettre, avec justesse. Je crois que les enseignants les plus brillants que j’ai eu la chance de rencontrer sont ceux dont la confiance est ancrée au point que leur humilité est grande et manifeste.

DU YOGA PAS COMME AVANT

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Au cas où vous me liriez sans me connaitre, faisons d’abord connaissance.

Poursuivons.

Transmettre du yoga en 2017

Le ‘cours de yoga‘ est bien souvent devenu mondain ou récréatif et je reconnais qu’en soi, il a une vertu fédératrice bénéfique et nécessaire dans nos contextes de vie. Cette année, je cherche des lieux où proposer des ‘cours de yoga‘ à Marseille. Dès que je trouve, vous en aurez la primeur sur le blog.

Toutefois, je pense aussi que le ‘cours de yoga‘ a souvent perdu de son sens, celui d’exploration de soi par l’apprentissage de techniques. Dans beaucoup de cours, il y a comme une recherche permanente du ‘kiff de yoga’, une recherche du toujours plus. Plus d’assouplissement, plus de force, le tout saupoudré de citations spirituellement convenues. Et bien souvent, des gens m’ont rapporté ne pas se sentir à leur place dans certains cours.

Je constate qu’avec l’évolution de l’offre de yoga, les gens sont dépossédés de leur aptitude primordiale au yoga. L’état de yoga n’appartient ni au très souple, ni au très fort, il est à tout le monde. Le yoga ne s’enferme pas non plus dans du ‘doux’ ou du ‘dynamique’. Cette dichotomie n’existe pas en yoga. Ce sont les deux faces d’une même pièce. A la question ‘faut-il se faire violence en yoga?’, la réponse ne manquera pas de vous surprendre. Cette compartimentation des propositions de styles de yoga génère une certaine confusion sur l’objet de la discipline : rassembler toutes les facettes de notre être et aussi plus globalement sur ce que l’on est vraiment.

2017 – Revendiquer l’universalité du yoga

Parce que la pointe visible de l’iceberg, à savoir les postures de yoga, a pris une tournure de diktat esthétique et athlétique, on cultive un double malentendu. Le travail postural du yoga n’est pas une fin en soi, mais un outil. Il n’y a donc pas de posture idéale (rangeons donc les fantasmes de yoga) mais un rapport vivant, et donc changeant, au corps établi dans la posture. Et deuxièmement, il n’y a pas de postures plus nobles que d’autres. Ce serait comme dire du marteau qu’il est plus noble que le tournevis. Ils ne servent pas aux mêmes artisans, ni à la même chose.

Le mot est sorti. Artisans. Voila ce que j’aimerais que nous devenions, des artisans du yoga. Que nous choisissions avec art les outils nécessaires à l’élaboration du plus bel objet qui soit : notre vie. Afin d’être pleinement qui je suis et servir au mieux ma vie au moment t, ai-je besoin de calmer le jeu ou de me stimuler davantage? Ai-je besoin d’extraversion ou d’intériorisation? Ai-je besoin de créer en moi une dynamique de transformation ou d’ancrage? Ai-je besoin de fermer les yeux ou de focaliser instamment mon regard? Ai-je besoin de mouvement ou d’immobilité? … Les faces d’une même pièce.

2017 – La puissance d’une pratique de yoga personnelle

Pour développer cet art, il faut développer sa sensibilité, et pour développer cette sensibilité intime, il faut être face à soi-même. Cela se fait dans un contenant intelligent aussi appelé ‘pratique de yoga’. Et c’est là mon sujet de prédilection : vous apprendre à cultiver le yoga par vous-même, parce que c’est là que se réalise le véritable enseignement du yoga.

« Je ne peux pas vous apprendre de vérité spirituelle que vous ne connaissiez déjà au plus profond de vous-même. Tout ce que je peux faire, c’est vous rappeler ce que vous avez oublié. » – Eckhart Tolle

FAIRE DES POSTURES DE YOGA VERSUS PRATIQUER LE YOGA

Sur sa page Facebook, Klara, une amie professeur de yoga, a relayé un article de Kara-Leah Grant ‘The difference between practicing yoga postures and having a yoga practice’. Je vous retranscris cet article parce que selon moi Kara-Leah a trouvé les mots justes pour parler de cette intoxication aux postures de yoga qui fait que beaucoup de personnes qui ‘font des postures’ pensent faire du yoga alors qu’en fait, non. Merci Kara-Leah et Klara, je me sens moins seule.

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Image : gracemctrace

« Beaucoup de gens font des postures de yoga à l’heure actuelle, mais il y a beaucoup moins de personnes qui pratiquent le yoga. Les postures sont partout (sur Instagram, Facebook, Twitter, Pinterest, dans les publicités, les magazines, les cours de yoga, les retraites de yoga, les formations de professeur de yoga). Cependant, les postures ne constituent pas une pratique de yoga.

La pratique du yoga requiert au minimum deux éléments essentiels pour qu’elle remplisse son objectif qu’est la réalisation de soi, ou la levée du voile des illusions.

Bien entendu, tout le monde ne fait pas les postures de yoga dans le but de se réaliser. Beaucoup de gens font du yoga pour ‘obtenir’ quelque chose : de la souplesse, de la force, faire une rééducation après s’être blessé, pour se prendre son shoot de yoga, parce que c’est le truc du moment, pour les sponsors, pour avoir un partenaire sexy voire même pour la gloire. C’est bien ironique de constater que l’outil qui sert à corriger l’identification à l’égo (les postures de yoga) s’est transformé en quelque chose qui légitime une nouvelle identification à l’égo, plus forte encore, celle de Yogi. Pas dans le sens premier du terme de ‘celui qui s’est réalisé’ (ou qui est sur le chemin de la réalisation) mais ‘celui qui fait des postures de yoga’.

Mais sans deux éléments cruciaux pour accompagner la pratique de postures, on ne développera jamais une pratique de yoga, on ne dépassera pas non plus l’attachement à l’égo qui génère l’illusion et empêche la réalisation de soi. Le premier est un contenant, le second un professeur. Ces deux éléments doivent être présents parce que sans contenant le professeur est inefficace, sans le professeur un contenant ne peut pas être.

Pourquoi ces deux éléments, le contenant et le professeur sont-ils indispensables à la création d’une pratique de yoga? Parce que le vrai travail de yoga ne se révèle pas dans l’accomplissement physique des postures mais dans la compréhension du Soi par l’observation de notre relation à la posture. C’est ça la différence. On peut exécuter le Trikonasana parfait et être rempli d’orgueil (l’un des cinq Kleshas, obstacles que le mental met sur le chemin de la vérité). Sans contenant ni professeur, il est peu probable de reconnaitre la vraie teneur de son expérience, ce qui est l’une des illusions. A l’inverse, on peut avoir un Trikonasana pathétique tout en étant calme dans la posture en faisant preuve d’une présence constante. Pas d’attachement, pas d’aversion. En arriver à ce stade ne peut pas se faire sans contenant ni professeur.

Mais qu’est-ce donc qu’un contenant dans le contexte d’une pratique de yoga? Un contenant est la forme qui porte ce qui n’a pas de forme et qui nous permet d’évoluer au jour le jour, à notre gré, tout en nous maintenant régulier. Un exemple concret de contenant serait une pratique quotidienne chez soi. Quelque soient les aléas de la vie, quelque soient ses émotions, on déroule son tapis tous les jours pendant un certain laps de temps et on y fait quelque chose. Un autre exemple de contenant fort est une longue retraite d’un mois. On n’a alors pas à penser si oui ou non on déroule son tapis, on est déjà dans une forme d’immersion. Dans les deux cas, le contenant signifie que lorsqu’on se trouve face à des difficultés (ce qui est toujours le cas dans une pratique de yoga), il y a moins de chance qu’on tourne les talons et qu’on évite de faire face à cette chose qui émerge et qui demande à être libérée. C’est là le pouvoir du contenant. Il crée un espace et nous maintient régulier afin de nous permettre d’aller au bout de ce travail difficile de dissolution de l’égo.

Le contenant ne peut toutefois pas fonctionner sans un professeur. C’est le professeur qui nous observe et remarque ce qui nous entrave, ce qu’on ne lâche pas, ce que nous évitons ou ce que nous rejetons. C’est le professeur qui voit quelle relation on entretient avec les postures et quelle samskaras (croyances restrictives) donnent forme à notre pratique.

(…)

Le professeur peut ne pas être extérieur. il est possible de développer un professeur interne suffisamment fort et accomplir la tache de réalisation de soi seul. Dans ce cas, le contenant extérieur devient encore plus important. Parce que quand on travaille avec le professeur interne, on peut facilement se leurrer et s’inventer plein de raisons de ne pas pratiquer. Malgré cela, si on s’engage à entretenir une pratique quotidienne chez soi, le contenant vous maintiendra fort.

Quelque soit notre engagement vis-à-vis de notre pratique de yoga, c’est inévitable, la vie se déroule. On sera occupé, malade, débordé ou peu enclin a pratiquer. Sans un contenant fort et la conscience de l’importance de ce contenant, on arrêtera de pratiquer. Le paradoxe c’est que c’est justement dans ces moments qu’on a le plus besoin de notre pratique. Les jours où on résiste le plus au tapis de yoga sont le jours qui détiennent les clés des plus grandes révélations. Quand la vie est mouvementée on a besoin d’immobilité sur notre tapis. Quand nous nous sentons débordés, notre pratique peut nous recentrer et nous rendre forts. La mise en place du contenant nous donne de la force quand nous en manquons, nous soutient, nous encourage, nous chuchote, nous fait signe.

En même temps le contenant peut nous enfermer, nous contraindre. On peut détester l’idée de devoir faire quelque chose tous les jours, l’idée de nous engager envers quelque chose de plus grand que nous-mêmes, d’abandonner notre liberté. Mais c’est précisément cela, le voyage vers la réalisation de soi. C’est cela qui desserre les chaines de l’illusion. C’est cela qui dissout les couches factices du Soi. Et bien évidemment, cette partie de nous-mêmes menacée par la réalisation de soi (l’égo) va repousser tout ce qui peut nous mener plus loin sur le chemin de l’éveil.

S’engager a pratiquer seul quotidiennement est la première étape vers la réalisation de soi. On ne peut pas dérouler son tapis tous les jours sans faire face à ses démons, C’est impossible. Bien sûr cela implique qu’on veuille faire face a ses démons. Beaucoup d’entre nous ne le veulent pas, même s’ils pensent le contraire. Nous sommes trop occupés à nous distraire, à nous amuser, à nous éviter, à nous renier et à nous enfuir de nous-mêmes. En défendant notre droit à tout ça et en pensant pratiquer le yoga, tout ce que nous faisons c’est des postures.

Ce n’est pas un problème en soi. Si vous vous moquez de la réalisation de soi et que vous cherchiez juste à faire bien des postures, c’est un choix qui vous appartient. Faites votre tambouille, mais ne vous bercez pas d’illusions en pensant que vous pratiquez le yoga. Ce n’est pas le cas, Vous faites des formes avec votre corps. C’est un choix qui vous appartient aussi. Amusant non?

(…)

Quand vous commencez à être à l’aise avec la création et le suivi des contenants, envisagez l’étape suivante. Choisissez une pratique particulière que vous faites tous les jours. Ancrez ça et ajoutez une autre dimension. Faites cette pratique particulière à une heure particulière. Observez votre relation à ce contenant, parce que l’observation de Soi c’est le yoga. Que fait votre mental? Quelles pensées vous ont traversé? Quelles émotions? Qu’est-ce que vous ne lâchez pas? Qu’est-ce que vous rejetez?

Trouvez un super professeur externe avec qui vous pouvez travailler régulièrement et engagez-vous à pratiquer avec lui. Faites une retraite avec lui. Assistez à ses cours toutes les semaines et posez-lui des questions sur votre pratique après le cours. Puis écoutez ses conseils et appliquez-les.

Maintenant vous avez une pratique de yoga. »