[En +] CA SE SOIGNE BIEN (partie 3)

Partie 3 : Effets collatéraux

(Re)lire l’introduction de mon récit : la maladie met mal à l’aise

(Re)lire la partie 1 : apprendre qu’on est malade

(Re)lire la partie 2 : l’emballement


24.09.2019 rdv chirurgien (lymphocèle 1)
25.09.2019 rdv oncologue
02.10.2019 rdv radiothérapeute
03.10.2019 rdv chirurgien (lymphocèle 2)


La détresse des autres prend le pas sur la tienne.

La solitude n’est pas un état qui me terrorise. Au contraire, la solitude c’est pour moi l’endroit où je me retrouve quand je me suis perdue. Or depuis la chirurgie qui avait eu lieu le 11 septembre, mon entourage a tout fait pour m’empêcher de me réfugier dans ce seul endroit où je pouvais me ressourcer : en moi-même. Comment puis-je regretter d’avoir été aussi entourée que je l’ai été ? Parce que j’aurais tellement aimé que plus de personnes se soient posé la question de savoir ce qui me ferait réellement du bien. Des remarques comme « Il va falloir que tu sois forte » m’ont blessée. Je n’ai rien dit même si je ne m’attendais pas à entendre une telle banalité de la bouche d’une personne qui me connait un minimum. « Depuis 47 ans, c’est passé crème », j’ai eu envie de lui répondre. Un autre ami m’a dit qu’il m’appellerait tous les jours. Entre ses appels et les messages d’autres gens, j’ai dû rabâcher les détails du suivi médical plusieurs fois par jour alors que je ne voulais qu’une chose : laisser de la place à autre chose que la maladie et son traitement. J’ai réalisé mon degré d’épuisement moral quand une très bonne amie m’a demandé comment je me sentais. La réponse qui me brûlait les lèvres était brutale : « Mais comment veux-tu que je sache puisque toi et tous les autres m’empêchez d’être avec moi-même? Mon temps se partage entre les médecins et vos foutues demandes de rapport des dires des médecins. Ca ne me laisse plus de place si tu réfléchis bien. Vous m’anéantissez. » Je ne lui ai pourtant pas lâché cette bombe. Je l’ai rassurée en lui disant que ça allait. L’ironie de ma situation était que je ressentais la détresse de mon entourage et j’ai fait de mon mieux pour l’amenuiser

Des incertitudes mêlées à de la douleur. Alors tu prends des photos de tes seins.

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La suite de mon récit dans un prochain post. Patience. Slow writing.

1 réflexion sur « [En +] CA SE SOIGNE BIEN (partie 3) »

  1. Je suis comme toi, j’ai besoin d’être avec moi-même parfois et quand je suis seule en réalité je ne le suis jamais vraiment. … Mon cerveau est un bon allié… Bonne soirée 🙏

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