UN FÉMININ ANCRÉ DANS SON TEMPS, BIO, ASTUCIEUX ET PAS RASOIR

« Le savoir divise, la pratique unifie » nous disent des textes Indiens. On en sait des choses dans notre quotidien hyper-médiatisé, mais que met-on vraiment en pratique pour aller de l’avant? « Tout savoir qui n’améliore pas la vie est inutile » lit-on aussi. Alors ne faudrait-il pas faire le tri sélectif aussi dans les informations dont on nous abreuve et passer à la vitesse karma, ou si vous préférez, mettre en application dans nos vies un savoir qui va vraiment faire une différence?

Or il se trouve que dans le registre « que faire pour sauver le monde et vivre mieux? », on a à disposition en kiosque depuis le 25 octobre 2012 un magazine féminin pas comme les autres.

Pour nous en parler, je me suis adressée à Xavier. Xavier est féru de yoga, il a participé notamment au Défi Yoga de la rentrée avec moi. Il a plus d’une corde à son arc, il est sophrologue, papa, skieur et également l’un des fondateurs du nouveau féminin BioMood, un magazine indépendant qui porte un regard neuf sur la femme et le bio … Et comme j’aime les regards neufs où qu’ils se posent et que j’ai lu le magazine et qu’il m’a bien plu, je vous le fais découvrir.

Comment est née l’idée d’un féminin écolo?

BioMood est plus qu’un féminin écolo, il est axé sur la transmission des savoirs et l’éco-responsabilité. Il veut redonner le goût de faire. Faire par plaisir, par créativité, par envie pour réinventer son quotidien et habiter pleinement sa vie.
C’est un projet éditorial que ma femme portait depuis quelque temps en tant qu’éditrice. C’est aussi la volonté de partager une autre façon de vivre que nous vivons nous-mêmes au quotidien.
De façon plus pragmatique, c’est aussi un enchainement d’histoires de vies : nous avons tous les deux travaillé dans des grands groupes, nous avons quitté nos jobs et notre maison a entièrement brûlé en mai 2012. Il semblait que le moment était vraiment opportun pour un nouveau départ ; ma femme m’a proposé de rejoindre son projet pour qu’ensemble nous posions les bases d’un magazine différent.

En quoi le ton de Biomood est une alternative à ce qui est proposé par ailleurs?

D’un côté il y a les gratuits qu’on trouve dans les magasins spécialisés comme les Biocoop et qui touchent un public plutôt restreint et déjà converti, de l’autre, le grand public pour lequel il n’y avait encore rien.

BioMood veut sortir le bio et les valeurs d’éco-responsabilité et de biodiversité du ghetto moralisateur, dogmatique et il faut le dire un peu trop souvent terne. Mais Biomood ce n’est pas que le « bio » c’est une autre façon de regarder la vie, c’est prendre le temps de faire un pas de côté, c’est retrouver des savoir-faire qui se sont perdus.

La société de consommation nous conforte dans l’idée que sans un supermarché à proximité, on ne peut plus rien faire. Nous avons donc décidé de créer un magazine éco-pratique ; un magazine qu’on ne lit pas de manière passive ; un magazine pour construire, partager, inventer, prendre le temps de redevenir des artisans de notre vie.

Oui, il s’agit de consommer autrement. Quand on mentionne un produit dans le magazine (par exemple dans les pages « mode » ou les pages « anti-shopping »), BioMood parle autant de l’objet que de la démarche de conception de cet objet et de son mode de fabrication. C’est important d’avoir conscience de l’impact de nos actes de consommation a tous les niveaux. On retrouve le lien qui a disparu dans l’anonymat des fabrications industrielles. Le choix des contributeurs du magazine n’est d’ailleurs pas anodin : Guy Corneau, psychanalyste, Catherine Jeanin, medecin et alpiniste, Arnaud Greth directeur des jardins de Noé.

J’aime beaucoup le fait que le magazine propose des gestes du yoga ou de l’ayurvéda dans différentes rubriques sans les proposer comme des pratiques exotiques, mais des gestes de bon sens éprouvés. Est-ce ta pâte de yogi ou celle d’autres contributeurs de ce numéro?

C’est ma pâte de yogi et de sophrologue. Mais à BioMood on considère que ce sont des savoirs ancestraux, du bon sens qu’on devrait s’approprier et pratiquer naturellement, sans avoir besoin de passer par une « école » ou d’appartenir à une « caste ». C’est l’idée de retrouver des savoirs de grand-mères, qu’elles soient  auvergnates ou indiennes! Avec BioMood, on veut rendre accessibles les gestes qui font du bien, sans idées préconçues.

Ce que j’ai personnellement aimé dans ce numéro :

  • L’article Matières animales – Et si porter de la fourrure était vraiment écolo?
  • L’article On ne devrait pas travailler en hiver
  • Plus, les références de marques pointues et belles de chaussures et vêtements écolo stylés dans les pages mode et les illustrations de Lucile Gomez en couverture et au fil des pages.

A vous de vous faire une opinion, bonne lecture! Un grand merci à Xavier.

Biomood – Bimestriel –  3,50€ – numéro 1, novembre/décembre.

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