MEDITATION & TROU NOIR

tumblr_o13slhSIT11u3bn17o1_500
Artiste : dribble.com/Grei

Programmer 15 minutes de méditation sur le compte à rebours de son téléphone. Finir sa méditation. Yeux fermés. Pas d’alarme qui se déclenche. Curieux. Yeux fermés toujours, réflexion : « Je suis tombée dans un trou spatio-temporel profond, phénomène d’accélération probable, j’ai dû être plus rapide que j’en ai l’impression. Pourtant c’était intensément bon et riche. Houston, vous me recevez? Prête pour le retour à la base. » J’ouvre les yeux. J’avais laissé mon téléphone sur silencieux, il a lui aussi pris son moment pour court-circuiter les projections et intérioriser son expérience de lui-même, y compris l’alarme. Bref, expérience de méditation améliorée (double de temps). Il pleut, suis à la bourre sur mon planning mais tellement bien du dedans. Saint François de Sales avait bien raison : « Une demi-heure de méditation est essentielle sauf quand on est très occupé. Alors une heure est nécessaire. »

MEDITATION & TROU NOIR

APPRIVOISER LE SINGE + NEWS YOGA DE FEVRIER

YearMonkey-thelionsnest-com
source : thelionsnest.com

Les apprentis yogis que nous sommes sont nécessairement familiers avec le singe. Et, je ne parle pas de la posture du grand écart nommée  ‘hanumansana’ en référence au dieu singe de la mythologie Hindoue. Alors, voyez-vous ce à quoi je fais allusion?

Au mental, Mesdames et Messieurs.

Dans la spiritualité orientale, la comparaison est souvent faite entre le mental agité et un singe infatigable qui saute de branche en branche. On a tous un singe de l’esprit. Que faut-il faire de ce primate turbulent? Si on posait la question à Walter le dentiste, sa réponse serait ‘Lui tirer dessus’. Mais qu’on soit Charlie ou pas, une chose est sûre, on n’est pas pas Walter ; la réponse c’est ‘Apprivoisons le singe’. Et c’est exactement ce que nous faisons nous autres apprentis yogis. On pourrait même dire que nous sommes des comportementalistes spécialistes des grands singes.

Selon la tradition chinoise, on entre ce mois-ci dans l’année du singe. On nous dit (horoscopechinois2016.com) que c’est une année pleine de surprises, d’imprévus et d’évènements aussi surprenants qu’incroyables. Une année favorable aux idées novatrices et nouvelles. Pour les plus sages d’entre nous et les plus organisés, ce vent de malice viendra dérouter et chambouler l’ordre établi ; la réflexion ne sera pas forcément la meilleure conseillère et il vaudra mieux se laisser aller à quelque spontanéité qu’autre chose. Le but du jeu de l’année du singe 2016 sera de mesurer, de trouver le bon équilibre entre coup de tête, imprévu et aspect plus raisonnable. Il sera possible d’accomplir des choses, mais ce sera le fruit d’un effort individuel et non pas collectif.

Alors plus que jamais, il va falloir se consacrer à notre singe de l’esprit. D’abord en apprenant à lâcher du lest côté contrôle, mais aussi en osant plonger avec délice dans l’inconnu et enfin en se faisant confiance, parce que visiblement, le succès de cette année repose sur l’agilité et le calme de notre singe intérieur.

COURS

R.A.S. On se retrouve sur nos lianes habituelles : lundi 12h30, mercredi 12h30 et 14h30. Plus de détails.

Je n’ai pas encore prévu de cours en ligne (par manque de temps). Je vous tiens au courant de la manière dont on s’organise pour la suite.

STAGES

Alors là, il y a de quoi épater et canaliser le singe, à Paris ou à Marseille! Les infos complémentaires et les inscriptions sont dans le planning des stages de février, mars et avril en ligne. Un aperçu du programme :

Paris

dim 28/2 : ashtanga 1e serie
sam 5/3 : approfondissement vinyasa 1/4
sam 12/3 : approfondissement vinyasa 2/4
dim 13/3 : approfondissement ashtanga 1e serie 1/2
sam 2/4 : approfondissement vinyasa 3/4
dim 3/4 : approfondissement ashtanga 1e serie 2/2
sam 9/4 : la structure et le flow 2, la suite!
sam 16/4 : approfondissement vinyasa 4/4

Marseille

sam 6/2 : suryanamaskars + force du centre
sam 20/2 : prendre appui (ashtanga postures debout) + postures inversées (ashtanga, séquence de fin)
sam 19/3 : La structure et le flow 1
sam 23/4 : La structure et le flow 2, la suite!

Nouveautés stages mars-avril

Je propose dans les stages ‘approfondissement’ de travailler en petit groupe (8 max) sur 2h avec des pratiquants qui ont déjà une expérience de yoga. Le but, c’est de faire évoluer les acquis. Dans les stages ‘Approfondissement ashtanga 1e série’ (2 sessions) je vous guide dans la 1e série. Ces stages sont pensés pour les personnes qui cherchent à développer leur pratique autonome de la 1e série d’ashtanga. Je vous recommande vivement de participer au stage du dimanche 28/2 pour bien intégrer la structure de la 1e série (l’enchainement et les vinyasa de chaque posture) et savoir comment construire intelligemment les asanas qui suivent navasana. Je travaillerai depuis cette base dans les ateliers du 13 mars et 3 avril. Infos et réservations.

Les stages ‘Approfondissement vinyasa’ sont une approche novatrice (l’année du singe aura commencé après tout) qui combine l’utilisation de balles pour nous aider à travailler plus efficacement notre alignement et à ressentir l’activation subtile des asanas. Cette approche est la mienne (j’ai intégré ce travail avec les balles en amont de ma propre pratique posturale et méditative), je la partage au cours de 4 sessions avec 8 personnes que cela intéresse (5/3, 12/3, 2/4, 16/4). Des balles seront mises à votre disposition. On peut participer à la ou aux sessions de son choix, sachant qu’on se focalisera sur certaines partie du corps a chaque fois. Je vous réserverai la surprise à chaque session (c’est comme ça l’année du singe). Infos et réservations.

img_20160202_140628417.jpg

Les débutants trouveront quant a eux leur bonheur dans les stages ‘La structure et le flow’. Être débutant c’est avant tout un état d’esprit, certains participants ont déjà fait un peu de yoga et souhaitent revisiter les principes de base d’un pratique de yoga en mouvement. Il y aura 2 volets, ils sont complémentaires, mais on peut y participer indépendamment et en tirer aussi des bienfaits. Les groupes de débutant compteront un maximum de 15 personnes. Ces stages durent 2h30 ou 3h30 et permettent de prendre le temps d’intégrer individuellement les différents exercices tout en se familiarisant avec son singe. Infos et réservations.

APPRIVOISER LE SINGE + NEWS YOGA DE FEVRIER

C’EST RINGARD ET C’EST MOI

wp-1454151282864.jpg

Ce matin, je me suis réveillée après 11 heures de sommeil. Oui, oui, vous avez bien lu. J’avais enchainé 11 jours de cours et stages non stop jusqu’à hier et inévitablement, la seule chose qui m’est apparue évidente, hier, vendredi soir, c’est d’aller au lit, les rideaux de ma chambre soigneusement tirés pour ne pas laisser filtrer la lumière du jour, la gamelle du chat remplie à ras bord, l’alarme du téléphone désactivée et même le téléphone éteint.

C’est ringard, hein, de se précipiter sur son pyjama à 20h un vendredi soir? Il y a quelques temps, je lisais sur les réseaux sociaux une petite phrase qui m’avait fait rire, j’y ai pensé à nouveau hier : « Il n’y a pas assez de chansons de rap qui vantent les vendredis soirs passés à la maison. » Et bien, je suis entièrement d’accord. Puisque nous sommes entre nous, autant vider mon sac. Il faut aussi que je vous précise que pour ne pas laisser la lumière, à laquelle je suis extrêmement sensible, me tirer de ma torpeur nocturne, j’ai porté un masque à yeux pour dormir. « Lame! » I know* …

Ma ringardise paye cependant, je me suis réveillée corps et esprit reposés. Contraste remarquable avec les rafales de vent du dehors. Debout, je me suis fait un café et tout en le préparant, j’ai souri. Encore un acte de ringardise de ma part. Dans un monde où Georges et Matt ont conquis les cœurs et les tasses à café, je reste de marbre. J’ai toujours aimé le café préparé dans une cafetière italienne et depuis peu j’ai fait un sacré retour vers le futur : je me suis remise aussi au café filtre. L’italienne et le filtre papier augmentent bien plus la fréquence vibratoire de mes chakras et de mes papilles que les capsules. Balancez-moi les tomates. J’assume.

Ce coming-out m’en coutera (je me mords les doigts tout en tapant cet article). Beaucoup se détourneront du blog, voire de mes cours parce que je ne corresponds pas à leurs attentes. Je ne suis pas la prof de yoga parisienne qu’on rencontre dans le « lieux incontournables de la capitale », ni au Starbucks, ni la blogueuse ultra connectée qu’on rencontre aux évènements presse. Je ne suis qu’une personne qui fait de son mieux pour vivre pleinement, quitte à aller au lit le vendredi soir pour recharger les batteries et à « faire couler » son café le matin.

PS : Les lapins sur la tasse de céramique British, j’assume aussi. J’adore cette tasse dénichée à Montréal cet hiver.

* « Lame! » I know = « Nase! » Je sais

C’EST RINGARD ET C’EST MOI

DANS ESPRIT YOGA, JE VOUS PARLE RESOLUTIONS

L’équipe du magazine Esprit Yoga a la gentillesse de me donner carte blanche pour vous écrire dans la rubrique ‘Tapis et dépendances’ de la nouvelle formule. Dans le numéro 29 (janvier-février 2016), je vous parle de ma difficulté à prendre de bonnes résolutions. J’espère que vous aurez plaisir à me lire en page 94 : ‘Bonnes résolutions ou bonnes dissolutions?’

resolutions

 

DANS ESPRIT YOGA, JE VOUS PARLE RESOLUTIONS

ENTRETIEN SUR KOKOROE.CO

Elise est la cofondatrice de kokoroe, un site de mise en relation de passionnés qui transmettent leur passion à des passionnés qui la reçoivent. Elle m’a demandé de témoigner de ma passion pour le yoga en répondant à trois questions. Ma rencontre avec le yoga, c’était comment? Pourquoi avoir décidé de bloguer sur le yoga? Hormis le yoga, quelles autres choses me passionnent? Je vous laisse lire les réponses sur kokoroe.co

kokoroe_jan2016

ENTRETIEN SUR KOKOROE.CO

TROUVER SA JOIE

Jane prend des cours de #yoga avec moi depuis moins de deux ans. Un jour elle me confie, en des termes différents des miens, être surprise de constater qu’elle peut s’autoriser à ressentir ce qu’elle est dans sa pratique. Elle ne doit pas « rentrer dans un moule », mais ressentir la structure de l’intérieur. Elle s’étonne une autre fois  de « comprendre » sensoriellement la cohérence globale de son alignement. « Ce n’est pas juste dans mes épaules alors? Ca ne me fait plus mal au dos du coup!  » Et puis une autre fois elle me dit qu’elle est en train de faire une découverte majeure et inattendue : le yoga la rend joyeuse, comme ça, sans crier gare mais en chantant Om ou en ondulant d’un cobra à un chien. Ca peut paraitre curieux au premier abord, mais de mon point de vue, c’est l’aboutissement merveilleux de sa reconnexion personnelle. Ce que me confie Jane, je pourrais vous en parler longuement, on parle aussi potins sur la vie des « health gurus » et de séries télé quand on se voit, mais je lui ai confié la plume pour qu’elle vous parle de son expérience de yoga. Je la remercie immensément pour ce beau témoignage. Namasté Jane.


« J’ai eu la chance de découvrir le yoga jeune. J’avais un peu plus de vingt ans, des comptes à régler avec mon corps, moi-même, la vie. Le yoga m’ouvrait un espace où je pouvais, littéralement, souffler. Où je pouvais prendre soin de mon corps dans sa globalité, enveloppe et âme. C’était très nouveau pour moi, qui avait pris l’habitude de traiter mon corps comme une chose inerte, un objet inhabité et inanimé, qu’il fallait gainer, dompter, maîtriser. Le yoga ouvrait un début de libération, une possibilité de me décrisper.

Durant une dizaine d’années, j’ai donc pratiqué. Avec sérieux, assiduité. Le yoga que j’avais choisi – un hatha très traditionnel et statique – encourageait mon côté bonne élève et perfectionniste. Je n’ai pas tout de suite vu que la cancre en moi, celle qui à l’université préférait les séances de sieste au cours de linguistique, ne se retrouvait pas tout à fait dans cette vision figée du yoga. Que son cerveau se mettait instantanément à courir dès qu’on m’incitait à « ne penser à rien » tandis que je tenais une posture durant de longues minutes. On m’incitait à l’immobilité et mon cerveau essayait de me dire qu’il avait besoin de mouvement. Je ne l’ai pas tout à fait écouté, je me suis juste contenté, petit à petit et en catimini, de laisser tomber le yoga.

Il m’a fallu dix ans pour revenir sur le « mat ». Dix ans à tester sans grande conviction d’autres pratiques, à tenter de me mettre dans le bain du pilates, du qi-gong, de la barre au sol. A chaque fois, quelque chose semblait me manquer, sans que je sache quoi. Et puis, il y a un peu d’un an, par hasard, je tombe sur une vidéo de Shiva Rea évoluant dans une salutation à la lune fluide, terrienne, sensuelle. Je reconnais qu’il s’agit là de yoga, mais pas le yoga que moi je connaissais (statique, sage). En voyant cette séquence, qui semble comme improvisée, ma première réaction est de me demander : ah bon, on a le droit de faire ça ? Et ma seconde réaction : moi aussi, j’ai envie de faire ça.

Et me voilà qui assiste, quelques semaines plus tard, à mon premier cours de prana flow. J’en bave, j’en pleure. Mon corps n’est plus le bretzel élastique de mes vingt ans. Mes guerriers qui dansent me semblent de plomb. Mon chien la tête en bas ressemble davantage à un caniche dépressif qu’à un noble Danois. Peu importe. Je m’amuse, je sens mon corps comme chez lui. La fluidité des mouvements, les enchaînements, le fait que le cours se déroule en musique et non dans un silence de cathédrale, tout cela semble me libérer le corps et l’esprit. Plus besoin qu’une voix sentencieuse vienne m’intimer l’ordre de ne penser à rien : je ne pense qu’au moment, je me perds dans mes mouvements et je ne perds pas un instant à me comparer aux prouesses de mes voisins, pas le temps, je dois être tout entière à la concentration de m’ancrer correctement dans le sol, de suivre mon souffle, de vivre et vibrer.

Le yoga, que tant d’année j’avais considéré comme une discipline, et une discipline sans doute bienvenue pour ordonner mon chaos intérieur, n’avait plus besoin d’être un sacerdoce. J’avais désormais autorisation de la pratiquer avec joie. Durant des années, j’avais dû me forcer – la corvée du cours de yoga du vendredi soir. Et là, soudain, j’étais dans l’anticipation du prochain cours, la déception si je devais le rater. Dans la découverte aussi d’une nouvelle manière d’envisager ma pratique, ses hauts et bas, ses jours avec et sans. Sans jugement, sans « note » à me donner, sans obligation d’être parfaite – je laisse la perfection des postures à mon formidable professeur et je savoure de me tromper, de ne pas y arriver, d’être dans le « flow » une fois et à côté de la plaque le lendemain.

Le yoga est devenu drôle, vivant – j’ai accepté qu’il soit comme moi, toujours changeant. Je le pratique aussi désormais uniquement pour moi. Pas parce que ça me permet de briller dans les dîners en ville, ou prouver que je peux faire des folies de mon corps (ce qui de toutes les façons n’est pas le cas, je suis trop raide pour réaliser ces postures folles que l’on voit sur Instagram). Non, juste parce que cela m’apporte de la joie, une joie intense. J’    ai aussi découvert le plaisir de pratiquer seule, chez moi, un dialogue entre soi et soi, lui aussi avec ses hauts, ses bas, qui ne cesse de m’enrichir. Plus besoin de me forcer : une vie sans yoga me semble désormais, du plus profond de mes tripes, inenvisageable. »

TROUVER SA JOIE

STAGES YOGA DU WEEK_END 23/24 JAN


SAMEDI 23 JANVIER 10h-12h30

SRINGARA RASA FLOW

Immersion 2h30, niveau intermédiaire

stage_sringara_rasa-fb

Immersion dans une pratique de yoga qui combine de nombreux mouvements circulaires et ondulatoires. Infos et inscriptions en ligne.


DIMANCHE 24 JANVIER 14h-16h30

LA STRUCTURE ET LE FLOW

Immersion 2h30, stage débutant, idéal pour commencer en yoga ‘dynamique’

stage_structure-flow-fb

Pendant ce stage, vous apprendrez à établir votre corps dans des asanas (postures) primordiales, ce sont elles qui nous permettent de construire des séquences et vous apprendrez aussi à réguler la respiration pour pouvoir marier asana et respiration. Infos. Inscriptions par email à contact@yogavillageparis.com


 

STAGES YOGA DU WEEK_END 23/24 JAN